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Oedenburg : une agglomération d'époque romaine sur le Rhin supérieur [Extrait] : fouilles françaises, allemandes et suisses sur les communes de Biesheim et Kunheim (Haut-Rhin) / Coordination de Michel Reddé ; Hans Ulrich Nuber, Stefanie Jacomet, Jörg Schibler, Caty Schucany, Peter-Andrew Schwarz, Gabriele Seitz, avec la collaboration de Francesca Ginella, Martine Joly, Suzanne Plouin, Heidemarie Hüster Plogmann, Christophe Petit, Laurent Popovitch, Angela Schlumbaum, Patricia Vandorpe, Bénédicte Viroulet, Lucia Wick, Jean-Jacques Wolf, Bastien Gissinger, Vincent Ollive, Julien Pellissier

Publication : 2005 In : Gallia, 62Description : p. 215-277 : 44 fig., 2 tablLangue : Français. Auteur principal: Reddé, Michel (1950-....) Résumé : L'établissement gallo-romain d'Oedenburg à Biesheim et Kunheim (Haut-Rhin, France) est fouillé depuis 1998 par une équipe internationale (École pratique des hautes études, Paris ; université de Fribourg-en-Brisgau, Allemagne ; université de Bâle, Suisse). Le site, au bord du Rhin actuel, en face de l'oppidum celtique de Breisach, était, dans l'Antiquité, installé dans un paysage sensiblement différent, traversé alors par différents chenaux du fleuve. Dans l'état actuel des connaissances, les lieux semblent occupés, au début du règne de Tibère, par un camp militaire romain dépendant de la zone de commandement de Vindonissa, au nord du territoire rauraque. Un établissement civil se développe dans le même temps, faisant peut-être suite à une occupation indigène sporadique. Dès le milieu du Ier s. apr. J.-C. sont perceptibles des traces de parcellaire dans le plan d'urbanisme, mais l'agglomération (qu'on identifie de manière hypothétique avec Argentovaria) n'est pas organisée comme un chef-lieu de cité ; on n'y rencontre en effet ni centre public ni trame viaire régulière, mais un complexe religieux composé de plusieurs temples de type indigène. Après le départ des militaires, vers 69-70, l'établissement civil se développe de manière autonome. D'importantes études archéozoologiques et paléobotaniques, favorisées par des conditions de conservation exceptionnelles, mettent en évidence les processus de romanisation et l'introduction de pratiques alimentaires nouvelles. On ignore pour l'instant si le site fut remilitarisé dans la seconde moitié du IIIe s., au moment où le Rhin redevint frontière. Les constructions de l'Antiquité tardive se concentrent alors sur les zones qui échappent aux inondations. C'est seulement sous Valentinien qu'on voit apparaître sur la rive gauche un palais fortifié, qui répond sans doute à la forteresse de Breisach. Le site n'est pas abandonné après les invasions du début du Ve s. Plusieurs églises successives et une nécropole s'installent ensuite sur les ruines de l'ancienne fortification.Sujets:armée romaine -- camp -- agglomération secondaire -- temple -- frontière -- paléoenvironnement -- botanique -- archéozoologie -- romanisation Chrono:Haut-Empire romain -- Antiquité tardive Lieux:Département du Haut-Rhin -- Biesheim -- Kunheim -- Biesheim Topo: Oedenburg -- oppidum de Breisach Anthroponymes: Tibère Mots libres: Rauraques -- Valentinien .
Current location Call number Status Date due Barcode
Nanterre : MSH Mondes - Gallia - Tables de la revue
Available GA0547023

Bibligr. p. 271-277

L'établissement gallo-romain d'Oedenburg à Biesheim et Kunheim (Haut-Rhin, France) est fouillé depuis 1998 par une équipe internationale (École pratique des hautes études, Paris ; université de Fribourg-en-Brisgau, Allemagne ; université de Bâle, Suisse). Le site, au bord du Rhin actuel, en face de l'oppidum celtique de Breisach, était, dans l'Antiquité, installé dans un paysage sensiblement différent, traversé alors par différents chenaux du fleuve. Dans l'état actuel des connaissances, les lieux semblent occupés, au début du règne de Tibère, par un camp militaire romain dépendant de la zone de commandement de Vindonissa, au nord du territoire rauraque. Un établissement civil se développe dans le même temps, faisant peut-être suite à une occupation indigène sporadique. Dès le milieu du Ier s. apr. J.-C. sont perceptibles des traces de parcellaire dans le plan d'urbanisme, mais l'agglomération (qu'on identifie de manière hypothétique avec Argentovaria) n'est pas organisée comme un chef-lieu de cité ; on n'y rencontre en effet ni centre public ni trame viaire régulière, mais un complexe religieux composé de plusieurs temples de type indigène. Après le départ des militaires, vers 69-70, l'établissement civil se développe de manière autonome. D'importantes études archéozoologiques et paléobotaniques, favorisées par des conditions de conservation exceptionnelles, mettent en évidence les processus de romanisation et l'introduction de pratiques alimentaires nouvelles. On ignore pour l'instant si le site fut remilitarisé dans la seconde moitié du IIIe s., au moment où le Rhin redevint frontière. Les constructions de l'Antiquité tardive se concentrent alors sur les zones qui échappent aux inondations. C'est seulement sous Valentinien qu'on voit apparaître sur la rive gauche un palais fortifié, qui répond sans doute à la forteresse de Breisach. Le site n'est pas abandonné après les invasions du début du Ve s. Plusieurs églises successives et une nécropole s'installent ensuite sur les ruines de l'ancienne fortification

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