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The Economics and politics of slavery at Athens [Extrait] / [Osborne, Robin]

Publication : 1995 In : The Greek world / ed. by A. Powell. London - New YorkDescription : p. 27-43Langue : Anglais. Auteur principal: Osborne, Robin (1957-....) Autres auteurs: Powell, Anton (1947-....) . Editeur.Résumé : Le nombre des esclaves à Athènes était certainement très grand, même si on ne peut en évaluer le nombre. Hypéride parle de plus de 15 myriades d'esclaves à affranchir, après la bataille de Chéronée ( dans les mines d'argent . Athénaios parle de 400 000 esclaves en 317 (contre 21 000 citoyens et 10 000 métèques). Ces chiffres doivent être révisés à la baisse. Lysias, en 403, recense 120 esclaves dans ses possessions familiales, Démosthène faisait travailler 20 à 30 coutelliers dans un atelier et dans l'autre, 20 tapissiers (fabricants de lits). Eschine allègue que Timarque avait 10 à 11 esclaves travaillant le cuir... Les témoignages littéraires, et les inscriptions (les stèles attiques et une liste de marins de la fin du Ve s.), font état d'un petit nombre d'esclaves domestiques pour chaque citoyen, riches et pauvres. Ces esclaves travaillaient dans des boutiques, sous l'oeil du propriétaire ou en travail indépendant. C'est la qualité du travail qui induisait la différence entre travail libre (qualifié) et travail servile (basses besognes). Seulement 3 citoyens et 5 métèques étaient sculpteurs, 1 citoyen et 5 métèques sculpteurs sur bois, 16 esclaves st trouvés à côté de 12 métèques et 9 citoyens comme maçons. La construction de l'Erechthéion fut un vaste projet et les sources épigraphiques montrent qu'on n'a pas employé de grands groupes de travailleurs mais qu'on a établi des contrats individuels, donc avec des travailleurs non dépendants. Seul le travail de l'argent requerrait un travail collectif, du fait des processus de lavage, de raffinement... et c'est que l'on trouve le plus de travail servile (1000 esclaves dans les mines d'argent : Xénophon, Poroi, 4, 15-16. Les estimations modernes font monter ce chiffre à 10 000). Les esclaves dominaient aussi le travail domestique. Il était naturel que tous les citoyens possédassent des esclaves pour les travaux de la maison (Pour Théophraste, un homme qui refuse d'acheter une esclave à sa femme est qualifié de mesquin et d'avare). Le domaine le plus contestable sur l'extension de l'emploi des esclaves est celui de l'agriculture. Il n'y a pas de doute que els esclaves étaient largement utilisés dans l'agriculture (Xénophon, Economique) mais les terres cultivées en Attique étaient aux mains des 2000 plus riches familles qui représentaient un nombre approchant des 3000 citoyens et la population paysanne libre était donc nombreuse..Sujets:vie économique -- politique -- sources littéraires -- littérature -- esclavage -- grec (langue) Chrono: Antiquité grecque Lieux:Grèce -- Athènes Anthroponymes: Xénophon Mots libres: littérature grecque .
Current location Call number Status Date due Barcode
Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
Cr-B 1737 (Browse shelf) Available ISTA27409

Le nombre des esclaves à Athènes était certainement très grand, même si on ne peut en évaluer le nombre. Hypéride parle de plus de 15 myriades d'esclaves à affranchir, après la bataille de Chéronée ( dans les mines d'argent . Athénaios parle de 400 000 esclaves en 317 (contre 21 000 citoyens et 10 000 métèques). Ces chiffres doivent être révisés à la baisse. Lysias, en 403, recense 120 esclaves dans ses possessions familiales, Démosthène faisait travailler 20 à 30 coutelliers dans un atelier et dans l'autre, 20 tapissiers (fabricants de lits). Eschine allègue que Timarque avait 10 à 11 esclaves travaillant le cuir... Les témoignages littéraires, et les inscriptions (les stèles attiques et une liste de marins de la fin du Ve s.), font état d'un petit nombre d'esclaves domestiques pour chaque citoyen, riches et pauvres. Ces esclaves travaillaient dans des boutiques, sous l'oeil du propriétaire ou en travail indépendant. C'est la qualité du travail qui induisait la différence entre travail libre (qualifié) et travail servile (basses besognes). Seulement 3 citoyens et 5 métèques étaient sculpteurs, 1 citoyen et 5 métèques sculpteurs sur bois, 16 esclaves st trouvés à côté de 12 métèques et 9 citoyens comme maçons. La construction de l'Erechthéion fut un vaste projet et les sources épigraphiques montrent qu'on n'a pas employé de grands groupes de travailleurs mais qu'on a établi des contrats individuels, donc avec des travailleurs non dépendants. Seul le travail de l'argent requerrait un travail collectif, du fait des processus de lavage, de raffinement... et c'est que l'on trouve le plus de travail servile (1000 esclaves dans les mines d'argent : Xénophon, Poroi, 4, 15-16. Les estimations modernes font monter ce chiffre à 10 000). Les esclaves dominaient aussi le travail domestique. Il était naturel que tous les citoyens possédassent des esclaves pour les travaux de la maison (Pour Théophraste, un homme qui refuse d'acheter une esclave à sa femme est qualifié de mesquin et d'avare). Le domaine le plus contestable sur l'extension de l'emploi des esclaves est celui de l'agriculture. Il n'y a pas de doute que els esclaves étaient largement utilisés dans l'agriculture (Xénophon, Economique) mais les terres cultivées en Attique étaient aux mains des 2000 plus riches familles qui représentaient un nombre approchant des 3000 citoyens et la population paysanne libre était donc nombreuse.

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