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Linear B as a source for social history [Extrait] / [Hooker, J. T.]

Publication : 1995 In : The Greek world / ed. by A. Powell. London - New YorkDescription : p. 7-26Langue : Anglais. Auteur principal: Hooker, J. T Autres auteurs: Powell, Anton (1947-....) . Editeur.Résumé : A Cnossos, le travail des manufactures de textiles était assuré par des femmes dépendantes et soumises à l'administration du palais. Les textes indiquent également des "garçons", des "filles" et même des enfants "plus petits", "plus grands" ou "en apprentissage". Ces textes posent le problème de l'esclavage dans les palais minoens et mycéniens : les maris de ces femmes ne sont jamais mentionnés, elles sont dites quelquefois "de" quelqu'un, elles sont parfois appelées "doera" (à l'époque classique " doule"). De même à Pylos, les textes énumèrent des groupes de travail de femmes accompagnées de garçons et de filles, jamais de maris. On note aussi la présence de surveillants ("supervisors"). Ce qui ferait pencher vers l'esclavage c'est l'importance de ces groupes de travailleuses (300 à Cnossos, 640 à Pylos). On voit mal cependant comment les palais pouvait entretenir de tels groupes en permanence. Les tablettes ne font pas référence à des esclaves mais à des groupes de femmes consacrées au travail saisonnier. L'ambiguïté de ces textes ne permet pas de voir l'extension de l'esclavage-palais, l'esclavage-temple, et l'esclavage personnel dans les Etats mycéniens. La description d'esclaves des prêtres se trouve dans les tablettes E de Pylos, ainsi qu'esclave du dieu et semble exclure l'esclavage personnel au profit de l'esclavage des temples. En ce qui concerne l'esclavage palatial, un texte (PY An 607) mentionne que 13 esclaves femmes (doera) ont été envoyées à un homme appelé "eqeta". le scribe a ajouté quelques notes : certaines étaient dites avoir "un esclave" comme frère, d'autres une "esclave" comme mère. Le mot "esclave" semble bien avoir une signification technique pour désigner des personnes ayant une place spéciale dans la hiérarchie des dépendants du palais..Sujets:sources écrites -- société -- esclavage -- femme -- travail -- linéaire B -- archives Chrono:Antiquité grecque -- Minoen Lieux:Grèce -- Crète Peuples:Minoens -- Mycéniens Mots libres: palais-esclavage -- temple-esclavage .
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Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
Cr-B 1737 (Browse shelf) Available ISTA27482

A Cnossos, le travail des manufactures de textiles était assuré par des femmes dépendantes et soumises à l'administration du palais. Les textes indiquent également des "garçons", des "filles" et même des enfants "plus petits", "plus grands" ou "en apprentissage". Ces textes posent le problème de l'esclavage dans les palais minoens et mycéniens : les maris de ces femmes ne sont jamais mentionnés, elles sont dites quelquefois "de" quelqu'un, elles sont parfois appelées "doera" (à l'époque classique " doule"). De même à Pylos, les textes énumèrent des groupes de travail de femmes accompagnées de garçons et de filles, jamais de maris. On note aussi la présence de surveillants ("supervisors"). Ce qui ferait pencher vers l'esclavage c'est l'importance de ces groupes de travailleuses (300 à Cnossos, 640 à Pylos). On voit mal cependant comment les palais pouvait entretenir de tels groupes en permanence. Les tablettes ne font pas référence à des esclaves mais à des groupes de femmes consacrées au travail saisonnier. L'ambiguïté de ces textes ne permet pas de voir l'extension de l'esclavage-palais, l'esclavage-temple, et l'esclavage personnel dans les Etats mycéniens. La description d'esclaves des prêtres se trouve dans les tablettes E de Pylos, ainsi qu'esclave du dieu et semble exclure l'esclavage personnel au profit de l'esclavage des temples. En ce qui concerne l'esclavage palatial, un texte (PY An 607) mentionne que 13 esclaves femmes (doera) ont été envoyées à un homme appelé "eqeta". le scribe a ajouté quelques notes : certaines étaient dites avoir "un esclave" comme frère, d'autres une "esclave" comme mère. Le mot "esclave" semble bien avoir une signification technique pour désigner des personnes ayant une place spéciale dans la hiérarchie des dépendants du palais.

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