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Marcus Aurelius and slavery [Extrait]

Publication : 1998 In : Modus operandi. Essays in honour of Geoffrey Rickman. LondonDescription : p. 139-150Langue : Anglais.Résumé : P. A. Brunt met en évidence la conception ouverte de la vertu chez les stoïciens. Il montre le point de vue en rupture du second stoïcisme sur l'esclavage par rapport à l'approche classique aristotélicienne. Le stoïcisme chez Marc-Aurèle est source d'une obligation réflexive ; si l'esclave a des obligations vis-à-vis de son maître, il en est de même pour le maître. Il ne s'agit pas d'une pensée abolitionniste. M-A s'appuie sur cette doctrine pour dire chaque ind. a reçu ce qu'il mérite de la nature en fonction de ses mérites. Il préconise une intégration par degrés et il regrette que la citoyenneté romaine, privilège, soit accessible aux fils d'affranchis. Décisions conservatrices et son modèle Antonin le Pieux. L'intervention des juristes, contemporains de M-A, prouve le caractère endémique des dysfonctionnements de l'institution esclavagiste. L'attitude de M-A adoucit l'intransigence du "senatus consultum" en accordant l'immunité aux esclaves innocentés par leur maître sur son lit de mort. Il intervient à propos des héritages qui mettent en cause des libres et des esclaves en prolongeant des mesures d'Antonin le Pieux sur les recours possibles dans le cas d'héritages confrontant, dans le cas de la favor libertatis et du rôle du fiscus, héritiers et esclaves. L'affranchissement reste une garantie pour les créditeurs qui bénéficient des compétences de l'esclave jusqu'à ce que le maître ait accepté l'affranchissement. Lorsqu'il y a conflit entre esclave et propriétaire, l'esclave doit trouver un "adsertor libertatis". S'il était effectivement en servitude, il doit prouver son affranchissement, mais s'il était réellement libre il doit en apporter la preuve à celui qui revendique la propriété. Sous Trajan, le senatus consultum Rubrianum permet aux esclaves de faire appel d'une mauvaise procédure d'affranchissement. Ce dernier procéde à l'affranchissement selon les règles de la "liberalis causa". M-A étend cette procédure à l'affranchissement "suis nummis emptus", dans la mesure où les gouverneurs des provinces ont les mêmes pouvoirs que le préteur à Rome, certainement en raison du "senatus consultum Rubrianum". Un rescrit d'Alexandre Sévère rappelle qu'un homme vendu "ut manumittatur" et non affranchi est libre, mais un autre rescrit remet en question cette procédure. L'esclave ne pouvait compter que sur l'humanité et le bon sens de son maître. De ce point de vue, M-A se place dans uns situation intermédiaire entre tradition et stoïcisme. (A. G.).Sujets:esclavage -- philosophie -- stoïcisme -- liberté Chrono: Empire romain Anthroponymes: Marc Aurèle Mots libres: conservatisme .
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Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
CHA (Browse shelf) Available ISTA28712

Bulletin of the Institute of Classical Studies ; supplement 71

P. A. Brunt met en évidence la conception ouverte de la vertu chez les stoïciens. Il montre le point de vue en rupture du second stoïcisme sur l'esclavage par rapport à l'approche classique aristotélicienne. Le stoïcisme chez Marc-Aurèle est source d'une obligation réflexive ; si l'esclave a des obligations vis-à-vis de son maître, il en est de même pour le maître. Il ne s'agit pas d'une pensée abolitionniste. M-A s'appuie sur cette doctrine pour dire chaque ind. a reçu ce qu'il mérite de la nature en fonction de ses mérites. Il préconise une intégration par degrés et il regrette que la citoyenneté romaine, privilège, soit accessible aux fils d'affranchis. Décisions conservatrices et son modèle Antonin le Pieux. L'intervention des juristes, contemporains de M-A, prouve le caractère endémique des dysfonctionnements de l'institution esclavagiste. L'attitude de M-A adoucit l'intransigence du "senatus consultum" en accordant l'immunité aux esclaves innocentés par leur maître sur son lit de mort. Il intervient à propos des héritages qui mettent en cause des libres et des esclaves en prolongeant des mesures d'Antonin le Pieux sur les recours possibles dans le cas d'héritages confrontant, dans le cas de la favor libertatis et du rôle du fiscus, héritiers et esclaves. L'affranchissement reste une garantie pour les créditeurs qui bénéficient des compétences de l'esclave jusqu'à ce que le maître ait accepté l'affranchissement. Lorsqu'il y a conflit entre esclave et propriétaire, l'esclave doit trouver un "adsertor libertatis". S'il était effectivement en servitude, il doit prouver son affranchissement, mais s'il était réellement libre il doit en apporter la preuve à celui qui revendique la propriété. Sous Trajan, le senatus consultum Rubrianum permet aux esclaves de faire appel d'une mauvaise procédure d'affranchissement. Ce dernier procéde à l'affranchissement selon les règles de la "liberalis causa". M-A étend cette procédure à l'affranchissement "suis nummis emptus", dans la mesure où les gouverneurs des provinces ont les mêmes pouvoirs que le préteur à Rome, certainement en raison du "senatus consultum Rubrianum". Un rescrit d'Alexandre Sévère rappelle qu'un homme vendu "ut manumittatur" et non affranchi est libre, mais un autre rescrit remet en question cette procédure. L'esclave ne pouvait compter que sur l'humanité et le bon sens de son maître. De ce point de vue, M-A se place dans uns situation intermédiaire entre tradition et stoïcisme. (A. G.)

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