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Slaves with slaves. Women and class in Euripidean tragedy [Extrait] / [Sorkin Rabinowitz, Nancy]

Publication : 1998 In : Women and Slaves in Greco-Roman Culture : differential Equations / edited by Sheila MURNAGHAN and Sandra R. JOSHEL. London and New YorkDescription : p. 56-68Langue : Anglais. Auteur principal: Sorkin Rabinowitz, Nancy Résumé : Une fois présentés les différentes approches de l'esclavage depuis le XlXème siècle, l'auteur aborde Aristote (Politique) : ce dernier insiste sur la communauté d'intérêts entre l'esclave et le maître, sous-entend l'existence d'un esclavage « naturel », souligne l'opposition entre Grecs et Barbares, mais ne fait pas de distinction entre les esclaves des deux sexes. Euripide met en évidence dans son théâtre deux sortes de crainte concemant l'esclavage : celle des Grecs, qui craignent d'être réduits en esclavage, celle d'une possible résistance des esclaves. Sa réponse est la suivante : les hommes ne deviennent pas esclaves car ils ne sont pas des femmes, les esclaves ne se rebellent pas car ils sont totalement dominés. L'auteur étudie une à une les pièces d'Euripide, relevant les traits concemant une vision purement grecque de l'esclavage (par exemple le fait que les Barbares sont des esclaves, que les vieilles femmes le deviennent tandis que les jeunes sont des partenaires sexuelles). Euripide insiste donc sur ces trois caractéristiques : rnasculin/féminin, esclave classique/naturel, Grec/barbare. Dans le conflit entre Hermione et Andromaque, on peut voir non une lune de classe, mais une rivalité sexuelle entre deux femmes dont la condition est d'être soumises, l'une à son mari, l'autre à son maître (les «vraies» esclaves étant toujours fidèles à leur maîtresse). Situation qu'un homme ne peut connaître, et qui renforce l'autorité de la classe masculine. L'auteur n'oublie pas que le théâtre ne représente pas la réalité, mais les craintes de l'auteur et de son auditoire (tous deux masculins), et donc qu'il faut regarder ailleurs pour avoir une idée de la réalité des rapports sociaux. (C.S.).Sujets:esclave -- littérature -- femme -- classe sociale -- tragédie -- grec (langue) Chrono:Antiquité grecque -- époque classique grecque Anthroponymes: Euripide Mots libres: littérature grecque -- femme esclave -- tragédie grecque .
Current location Call number Status Date due Barcode
Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
Cr-B 4612 (Browse shelf) Available
Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
Cr-B 1994 (Browse shelf) Available ISTA28792

Une fois présentés les différentes approches de l'esclavage depuis le XlXème siècle, l'auteur aborde Aristote (Politique) : ce dernier insiste sur la communauté d'intérêts entre l'esclave et le maître, sous-entend l'existence d'un esclavage « naturel », souligne l'opposition entre Grecs et Barbares, mais ne fait pas de distinction entre les esclaves des deux sexes. Euripide met en évidence dans son théâtre deux sortes de crainte concemant l'esclavage : celle des Grecs, qui craignent d'être réduits en esclavage, celle d'une possible résistance des esclaves. Sa réponse est la suivante : les hommes ne deviennent pas esclaves car ils ne sont pas des femmes, les esclaves ne se rebellent pas car ils sont totalement dominés. L'auteur étudie une à une les pièces d'Euripide, relevant les traits concemant une vision purement grecque de l'esclavage (par exemple le fait que les Barbares sont des esclaves, que les vieilles femmes le deviennent tandis que les jeunes sont des partenaires sexuelles). Euripide insiste donc sur ces trois caractéristiques : rnasculin/féminin, esclave classique/naturel, Grec/barbare. Dans le conflit entre Hermione et Andromaque, on peut voir non une lune de classe, mais une rivalité sexuelle entre deux femmes dont la condition est d'être soumises, l'une à son mari, l'autre à son maître (les «vraies» esclaves étant toujours fidèles à leur maîtresse). Situation qu'un homme ne peut connaître, et qui renforce l'autorité de la classe masculine. L'auteur n'oublie pas que le théâtre ne représente pas la réalité, mais les craintes de l'auteur et de son auditoire (tous deux masculins), et donc qu'il faut regarder ailleurs pour avoir une idée de la réalité des rapports sociaux. (C.S.)

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