site du réseau Frantiq
Normal view MARC view

Les inscriptions votives païennes des esclaves et des affranchis d'Afrique du Nord romaine [Extrait] / [Lengrand, Denis]

Publication : 1998 In : L'Africa romana. XII, vol 2, Atti dell'XII convegno di studio, Olbia 12-15 dicembre 1996, a cura di Mustapha Khanoussi, Paola Ruggeri e Cinzia Vismara. SassariDescription : p. 921-931, annexes pp. 959-972Langue : Français. Auteur principal: Lengrand, Denis Résumé : Les inscriptions étudiées par l'auteur éclairent d'un point de vue social et religieux cette frange de la population que sont les esclaves et les affranchis. Après une présentation du corpus, l'auteur souligne plusieurs points : tout d'abord, la surreprésentation des affranchis par rapport aux esclaves. Des individus du niveau supérieur de cette classe sociale offrent même des temples, ce qui est révélateur de leur richesse et de leur pouvoir. C'est l'occasion de collecter des renseignements sur les divinités honorées par ces groupes : des dieux romains, africains (ce qui semble révéler des choix personnels), à l'ordre desquels les dédicaces sont faites. L'auteur s'attarde sur Mercure, Minerve, Vénus, et remarque que les pratiques votives africaines diffèrent de celles de l'Occident, où les esclaves et affranchis honorent essentiellement Silvain. Cette étude permet à l'auteur d'aborder ensuite le statut social de cette population : en effet, même riche, elle ne peut accéder à des postes supérieurs (augustalité, prêtrise.) , mais reste cantonnée dans des emplois subalternes. Ceci n'empêche pas d'honorer son patron, ce qui tend à prouver que des liens sentimentaux existent. Après l'exemple de Q. Antistius Agathopus, le processus d'exclusion par la religion est mis en lumière. Il aboutit sans doute à empêcher l'expression des catégories les plus basses, au IIIème siècle, mais l'auteur souligne que le christianisme a beaucoup joué dans la disparition progressive des inscriptions votives. Pour conclure, D. Lengrand note que le comportement religieux des esclaves et affranchis ne diffère guère de celui de la population ingénue. (C.S.).Sujets:épigraphie -- sources épigraphiques -- esclave -- affranchi -- province -- condition sociale -- inscription votive -- divinités -- culte impérial -- dépendance -- flamine -- culte des lares -- occupation du sol -- latin (langue) -- volonté divine -- prêtrise -- flamine Chrono: Antiquité romaine Lieux:Afrique du Nord -- Monde romain occidental -- Volubilis -- Timgad -- Carthage -- Announa Anthroponymes:Jupiter -- Isis -- Vénus -- Saturne -- Silvain -- Diane -- Esculape -- Faunus -- Hercule -- Neptune -- Sérapis -- Minerve -- Mercure -- Grande mère -- Bellone Mots libres: inscription latine -- numen -- Aulisua -- Baliddir -- Mauri -- religion africaine -- spes -- victoria -- augustalité -- flaminat -- exclusion -- enrichissement .
Current location Call number Status Date due Barcode
Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité
Cr-B 0719-12.2 (Browse shelf) Available ISTA28912

Pubblicazioni del Dipartimento di Storia dell'Università degli Studi di Sassari ; 31

Les inscriptions étudiées par l'auteur éclairent d'un point de vue social et religieux cette frange de la population que sont les esclaves et les affranchis. Après une présentation du corpus, l'auteur souligne plusieurs points : tout d'abord, la surreprésentation des affranchis par rapport aux esclaves. Des individus du niveau supérieur de cette classe sociale offrent même des temples, ce qui est révélateur de leur richesse et de leur pouvoir. C'est l'occasion de collecter des renseignements sur les divinités honorées par ces groupes : des dieux romains, africains (ce qui semble révéler des choix personnels), à l'ordre desquels les dédicaces sont faites. L'auteur s'attarde sur Mercure, Minerve, Vénus, et remarque que les pratiques votives africaines diffèrent de celles de l'Occident, où les esclaves et affranchis honorent essentiellement Silvain. Cette étude permet à l'auteur d'aborder ensuite le statut social de cette population : en effet, même riche, elle ne peut accéder à des postes supérieurs (augustalité, prêtrise.) , mais reste cantonnée dans des emplois subalternes. Ceci n'empêche pas d'honorer son patron, ce qui tend à prouver que des liens sentimentaux existent. Après l'exemple de Q. Antistius Agathopus, le processus d'exclusion par la religion est mis en lumière. Il aboutit sans doute à empêcher l'expression des catégories les plus basses, au IIIème siècle, mais l'auteur souligne que le christianisme a beaucoup joué dans la disparition progressive des inscriptions votives. Pour conclure, D. Lengrand note que le comportement religieux des esclaves et affranchis ne diffère guère de celui de la population ingénue. (C.S.)

There are no comments for this item.

to post a comment.