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La Chronologie du site d'Ikengue, Gabon [Extrait] / Lazare Digombe, Michel Locko, Marie-Pierre Jezegou

Publication : 1990 In : L'Anthropologie (Paris), 94 fasc. 3Description : p. 581-585 : 1 fig., 1 tableauLangue : Français. Auteur principal: Digombe, Lazare Co-auteur: Locko, Michel ; Jézégou, Marie-Pierre (1955-) Résumé : Sur le site de la sablière à Ikengué, une série de douze dates 14C a été obtenue. Le premier échantillon, prélevé lors de la découverte du site en janvier 1986, a livré la date de 510 + ou - 80 av. J.-C. Par la suite onze autres échantillons, provenant de trois sondages différents, ont été récoltés. Sur les huit dates obtenues pour le sondage A, sept concordent avec des observations stratigraphiques et s'échelonnent de 2 880 + ou - 290 av. J.-C. à 1820 + ou - 80 ap. J.C. La huitième date, de l'époque moderne, est aberrante dans la mesure ou elle provient d'un niveau intermédiaire, situé entre deux couches ayant fourni les dates de 600 + ou - 120 av. J.-C. et 1550 + ou - ap. J.C. La date obtenue dans le sondage B, 1 300 + ou - 70 av. J.-C., coïncide également avec la stratigraphie observée en A. Dans le sondage C, les deux échantillons prélevés ont fourni les dates suivantes : 3 210 + ou - 100 av. J.-C. (dans un niveau situé à 158 cm par rapport au point de référence) et 1 720 + ou - 60 ap. J.C. (dans un niveau situé à -146 cm). La première date la plus haute obtenue sur ce site, coïncide avec la stratigraphie du sondage A, alors que la seconde est aberrante. En ce qui la concerne et comme c'est le cas également pour la huitième date du sondage A, il faut envisager une contamination par des éléments récents (racines, bois) dont l'infiltration a été observée. Un tableau indique, en regard des dates et de leur localisation, le contexte archéologique. Il permet d'identifier trois faciès : l'un de pierre taillée seule jusque vers 600 av. J.C., puis une association pierre taillée et céramique autour de 510 av. J.-C. et enfin un faciès de céramique seule de 1 550 à 1 820 ap. J.-C. Les dates les plus anciennes du site d'Ikengué concordent avec celles obtenues dans les pays voisins, Congo, Angola et Zaïre et témoignent d'une occupation humaine dès le Late Stone Age..Pactols Sujet : chronologiedatationinterprétationdatation au radiocarbonedistributionPactols Lieu : Afrique centralePactols Époque : NéolithiqueNéolithique ancienMots libres: Ikengue .
Current location Call number Status Date due Barcode
Toulouse : TRACES
1480-94-3 (Browse shelf) Available BACA009846

Sur le site de la sablière à Ikengué, une série de douze dates 14C a été obtenue. Le premier échantillon, prélevé lors de la découverte du site en janvier 1986, a livré la date de 510 + ou - 80 av. J.-C. Par la suite onze autres échantillons, provenant de trois sondages différents, ont été récoltés. Sur les huit dates obtenues pour le sondage A, sept concordent avec des observations stratigraphiques et s'échelonnent de 2 880 + ou - 290 av. J.-C. à 1820 + ou - 80 ap. J.C. La huitième date, de l'époque moderne, est aberrante dans la mesure ou elle provient d'un niveau intermédiaire, situé entre deux couches ayant fourni les dates de 600 + ou - 120 av. J.-C. et 1550 + ou - ap. J.C. La date obtenue dans le sondage B, 1 300 + ou - 70 av. J.-C., coïncide également avec la stratigraphie observée en A. Dans le sondage C, les deux échantillons prélevés ont fourni les dates suivantes : 3 210 + ou - 100 av. J.-C. (dans un niveau situé à 158 cm par rapport au point de référence) et 1 720 + ou - 60 ap. J.C. (dans un niveau situé à -146 cm). La première date la plus haute obtenue sur ce site, coïncide avec la stratigraphie du sondage A, alors que la seconde est aberrante. En ce qui la concerne et comme c'est le cas également pour la huitième date du sondage A, il faut envisager une contamination par des éléments récents (racines, bois) dont l'infiltration a été observée. Un tableau indique, en regard des dates et de leur localisation, le contexte archéologique. Il permet d'identifier trois faciès : l'un de pierre taillée seule jusque vers 600 av. J.C., puis une association pierre taillée et céramique autour de 510 av. J.-C. et enfin un faciès de céramique seule de 1 550 à 1 820 ap. J.-C. Les dates les plus anciennes du site d'Ikengué concordent avec celles obtenues dans les pays voisins, Congo, Angola et Zaïre et témoignent d'une occupation humaine dès le Late Stone Age.

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