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Sion, Petit-Chasseur [Extrait] / Alain Gallay

Publication : 1985 In : Première céramique, premier métal du Néolithique à l'âge du bronze dans le domains circum-alpin. Lons-le-SaunierDescription : p. 115-122 : 5 fig.Langue : Français. Auteur principal: Gallay, Alain (1938-....) Résumé : Sur le site de Petit-Chasseur à Sion (Valais) les archéologues ont su tirer parti de la complexité de la sédimentation préhistorique pour reconstituer la succession des climats depuis l'Atlantique Ancien (6300 av. J.-C.) jusqu'à la fin de l'époque Gallo-Romaine (400 après J.-C.). Une seule lacune notable dans la succession des dépôts est reprérée à l'époque du Bronze Moyen (1850-1500 av. J.-C.). Cette sédimentation naturelle très importante va sceller les témoignages de toute une suite de passages humains sur les lieux. D'abord des vestiges anciens de l'époque de Cortaillod (Cortaillod, faciès "Petit-Chasseur", au début, Cortaillod de type "Saint-Léonard" ensuite, 3630-3490 av. J.-C.) qui comprennent des fonds de cabanes, des cistes (coffres en pierres) funéraires, des silex. Mais l'"Horizon Supérieur" est sans doute le plus spectaculaire. Dès la fin du Néolithique récent (Saône-Rhône) et jusqu'au Bronze Ancien, les habitants de Petit-Chasseur ont érigé des sépultures associées à des stèles anthropomorphes décorées, l'ensemble de la nécropole étant organisée autour d'un dolmen à soubassement monumental triangulaire. Les archéologues doivent alors désintriquer un jeu complexe d'activités qui alternent l'érection des stèles, leur mutilation, leur réemploi dans des cistes, la violation de ceux-ci, puis leur ré-utilisation. L'auteur n'expose pas ici les procédés compliqués d'analyse qu'il a fallu utiliser pour comprendre le site, mais il énumère assez d'évènements qui montrent l'intérêt de l'enquête : structures funéraires monumentales (notamment le dolmen MXI), gravures au burin sur les dalles, gravures de tissus, d'armes, poignards, arcs, de signes de l'époque Campaniforme, passage de l'inhumation collective à l'inhumation individuelle, "vidange" intégrale du dolmen MVI, constructions tardives d'autels devant les cistes MVI et MXI, traces de feu que l'auteur pense pouvoir attribuer à un rituel de "condamnation" etc. Le site perd provisoirement son rôle d'aire funéraire mais on y dépose alors des offrandes au Bronze Ancien puis à nouveau des tombes. Presque deux millénaires plus tard, les hommes de la Tène puis les premiers Romains du Valais y enterrent à nouveau leurs défunts. Un riche site, mystérieux, complexe et passionnant..Pactols Sujet : sépulturedolmenstèlemobilier funérairemouvement de populationmonument mégalithiquearchitectureCampaniformePactols Lieu : Europe centraleSuissePetit-ChasseurSion en ValaisValaisPactols Époque : Néolithiqueâge du bronzeâge des métauxPréhistoire
Current location Call number Status Date due Barcode
Rennes : SRA Bretagne et CReAAH CNRS
SRA/43-1 (Browse shelf) Available AREN/SRA006079
Rouen : SRA Haute-Normandie
Libre accès
542.5 LAM (Browse shelf) Available
Toulouse : TRACES
P 53 (Browse shelf) Available

Sur le site de Petit-Chasseur à Sion (Valais) les archéologues ont su tirer parti de la complexité de la sédimentation préhistorique pour reconstituer la succession des climats depuis l'Atlantique Ancien (6300 av. J.-C.) jusqu'à la fin de l'époque Gallo-Romaine (400 après J.-C.). Une seule lacune notable dans la succession des dépôts est reprérée à l'époque du Bronze Moyen (1850-1500 av. J.-C.). Cette sédimentation naturelle très importante va sceller les témoignages de toute une suite de passages humains sur les lieux. D'abord des vestiges anciens de l'époque de Cortaillod (Cortaillod, faciès "Petit-Chasseur", au début, Cortaillod de type "Saint-Léonard" ensuite, 3630-3490 av. J.-C.) qui comprennent des fonds de cabanes, des cistes (coffres en pierres) funéraires, des silex. Mais l'"Horizon Supérieur" est sans doute le plus spectaculaire. Dès la fin du Néolithique récent (Saône-Rhône) et jusqu'au Bronze Ancien, les habitants de Petit-Chasseur ont érigé des sépultures associées à des stèles anthropomorphes décorées, l'ensemble de la nécropole étant organisée autour d'un dolmen à soubassement monumental triangulaire. Les archéologues doivent alors désintriquer un jeu complexe d'activités qui alternent l'érection des stèles, leur mutilation, leur réemploi dans des cistes, la violation de ceux-ci, puis leur ré-utilisation. L'auteur n'expose pas ici les procédés compliqués d'analyse qu'il a fallu utiliser pour comprendre le site, mais il énumère assez d'évènements qui montrent l'intérêt de l'enquête : structures funéraires monumentales (notamment le dolmen MXI), gravures au burin sur les dalles, gravures de tissus, d'armes, poignards, arcs, de signes de l'époque Campaniforme, passage de l'inhumation collective à l'inhumation individuelle, "vidange" intégrale du dolmen MVI, constructions tardives d'autels devant les cistes MVI et MXI, traces de feu que l'auteur pense pouvoir attribuer à un rituel de "condamnation" etc. Le site perd provisoirement son rôle d'aire funéraire mais on y dépose alors des offrandes au Bronze Ancien puis à nouveau des tombes. Presque deux millénaires plus tard, les hommes de la Tène puis les premiers Romains du Valais y enterrent à nouveau leurs défunts. Un riche site, mystérieux, complexe et passionnant.

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