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Trois mille ans d'histoire pastorale au sud du Sahara [Extrait] / Christian Dupuy

Publication : 1992 In : Préhistoire, Anthropologie méditerranéennes, 1Description : p. 105-123 : 12 fig.Langue : Français. Auteur principal: Dupuy, Christian (1959-....) Résumé : Des pasteurs de bovins développèrent dans l'Adrar des Iforas un art rupestre datable du premier millénaire avant notre ère. La prise en compte de données tirées des travaux d'ethnologues, spécialistes des sociétés pastorales africaines, conduit à l'hypothèse selon laquelle les auteurs de cet art étaient des pasteurs peuls qui, très probablement, furent impliqués dans le processus de développement urbain qui toucha le delta intérieur du Niger au début de notre ère. Ce faisant, ils abandonnèrent leur aire de nomadisation traditionnelle, laquelle comprenait l'Adrar des Iforas, et, simultanément, leur tradition de gravure rupestre, avant que ne s'installent dans la région les auteurs de la phase finale. L'art rupestre que développèrent ces derniers nous renvoie les images de traditions qui, tout dernièrement encore, étaient propres aux Touaregs. Les gravures mais aussi les peintures qu'ils réalisèrent au Sahara at au Sud du Sahara, relèvent de conventions figuratives proches de celles qui commandèrent la réalisation de gravures et de peintures sur stèles funéraires dans l'Atlas sud-oranais d'Algérie. Ces stèles et des données tirées de textes antiques nord-africains font envisager le scénario suivant : forts de leur spécialité à élever et à monter des chevaux et des dromadaires, des pasteurs nomades qui étaient orifinaires d'Afrique du Nord se rendirent maîtres, aux alentours du Ve siècle de notre ère, de territoires sahariens et sud-sahariens dont ils gravèrent et peignirent certains rochers, imposant simultanément des manières nouvelles de vivre, aujourd'hui spécifiques aux Touaregs. Les textes arabes relatifs au peuplement berbère sud-saharien de la fin du premier millénaire s'accordent bien à ce scénario. D'autres données tirées de ces textes nous apprennent indirectement que certains groupes touaregs gravaient toujours les rochers de leur territoire au XIe siècle..Pactols Sujet : art rupestregravure rupestrechronologiePactols Lieu : AfriqueMots libres: Niger .
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Toulouse : TRACES
1764-1 (Browse shelf) Available BACA014117

Des pasteurs de bovins développèrent dans l'Adrar des Iforas un art rupestre datable du premier millénaire avant notre ère. La prise en compte de données tirées des travaux d'ethnologues, spécialistes des sociétés pastorales africaines, conduit à l'hypothèse selon laquelle les auteurs de cet art étaient des pasteurs peuls qui, très probablement, furent impliqués dans le processus de développement urbain qui toucha le delta intérieur du Niger au début de notre ère. Ce faisant, ils abandonnèrent leur aire de nomadisation traditionnelle, laquelle comprenait l'Adrar des Iforas, et, simultanément, leur tradition de gravure rupestre, avant que ne s'installent dans la région les auteurs de la phase finale. L'art rupestre que développèrent ces derniers nous renvoie les images de traditions qui, tout dernièrement encore, étaient propres aux Touaregs. Les gravures mais aussi les peintures qu'ils réalisèrent au Sahara at au Sud du Sahara, relèvent de conventions figuratives proches de celles qui commandèrent la réalisation de gravures et de peintures sur stèles funéraires dans l'Atlas sud-oranais d'Algérie. Ces stèles et des données tirées de textes antiques nord-africains font envisager le scénario suivant : forts de leur spécialité à élever et à monter des chevaux et des dromadaires, des pasteurs nomades qui étaient orifinaires d'Afrique du Nord se rendirent maîtres, aux alentours du Ve siècle de notre ère, de territoires sahariens et sud-sahariens dont ils gravèrent et peignirent certains rochers, imposant simultanément des manières nouvelles de vivre, aujourd'hui spécifiques aux Touaregs. Les textes arabes relatifs au peuplement berbère sud-saharien de la fin du premier millénaire s'accordent bien à ce scénario. D'autres données tirées de ces textes nous apprennent indirectement que certains groupes touaregs gravaient toujours les rochers de leur territoire au XIe siècle.

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