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Test d'ancienneté par thermoluminescence sur deux documents présumés d'origine amérindienne [Extrait] / Max Schvoerer, Pierre Guibert

Publication : 1992 In : Les Cahiers de physique appliquée à l'archéologie du CRIAA, 6 (1986-1991)Description : p. 57-64 : 5 fig.Langue : Français. Auteur principal: Schvoerer, Max (1937-....) Co-auteur: Guibert, Pierre (1955-....) Résumé : L'étude de la thermoluminescence naturelle des phases cristallines luminescentes d'un échantillon et de leur sensibilité à l'irradiation permet de déterminer avec une très bonne précision la dose totale d'irradiation qu'elles ont reçue depuis leur dernier chauffage à haute température. Lorsqu'il n'est pas possible de mesurer avec la rigueur nécessaire la dose annuelle d'irradiation à laquelle elles ont été soumises pendant l'enfouissement de cet échantillon, il est cependant possible d'estimer son ancienneté. La méthode, telle qu'elle a été développée au laboratoire de physique appliquée à l'archéologie de l'Université de Bordeaux III, est ici mise en oeuvre sur deux documents présumés d'origine amérindienne : un "adorno" anthropomorphe en terre cuite, motif dont on connaît déjà l'existence chez les arawaks de la première période, au début de l'ère et qui a perduré pratiquement jusqu'à l'époque moderne, d'autre part une ronde bosse, fragment de statuette représentant une tête d'homme, modelée dans un matériau que l'on aurait pu confondre avec de l'argile cuite, et dont les caractères anthropologiques sont occidentaux. Ces deux objets qui auraient été recueillis ensemble posaient évidemment un irritant problème chronologique aux implications nombreuses et troublantes. La thermoluminescence a tranché : l'adorno est ancien -six à neuf siècles- ; la ronde bosse n'a guère plus d'un demi-siècle ! Ainsi la thermoluminescence, propriété des minéraux archéologiques anciennement cuits ou brûlés n'est plus seulement un outil déterminant de la chronologie en archéologie mais également objectif d'appréciation pour le responsable de musée, soucieux de ne pas intégrer, parmi les collections dont il a la charge, des pièces incertaines, voire des faux..Pactols Sujet : méthodesthermoluminescence
Current location Call number Status Date due Barcode
Bordeaux (Pessac) : PACEA - De la Préhistoire à l’Actuel
PACEA ANTH 84F-14 (Browse shelf) Available PACB4957/A-6
Toulouse : TRACES
1519-6 (Browse shelf) Available BACA014848

L'étude de la thermoluminescence naturelle des phases cristallines luminescentes d'un échantillon et de leur sensibilité à l'irradiation permet de déterminer avec une très bonne précision la dose totale d'irradiation qu'elles ont reçue depuis leur dernier chauffage à haute température. Lorsqu'il n'est pas possible de mesurer avec la rigueur nécessaire la dose annuelle d'irradiation à laquelle elles ont été soumises pendant l'enfouissement de cet échantillon, il est cependant possible d'estimer son ancienneté. La méthode, telle qu'elle a été développée au laboratoire de physique appliquée à l'archéologie de l'Université de Bordeaux III, est ici mise en oeuvre sur deux documents présumés d'origine amérindienne : un "adorno" anthropomorphe en terre cuite, motif dont on connaît déjà l'existence chez les arawaks de la première période, au début de l'ère et qui a perduré pratiquement jusqu'à l'époque moderne, d'autre part une ronde bosse, fragment de statuette représentant une tête d'homme, modelée dans un matériau que l'on aurait pu confondre avec de l'argile cuite, et dont les caractères anthropologiques sont occidentaux. Ces deux objets qui auraient été recueillis ensemble posaient évidemment un irritant problème chronologique aux implications nombreuses et troublantes. La thermoluminescence a tranché : l'adorno est ancien -six à neuf siècles- ; la ronde bosse n'a guère plus d'un demi-siècle ! Ainsi la thermoluminescence, propriété des minéraux archéologiques anciennement cuits ou brûlés n'est plus seulement un outil déterminant de la chronologie en archéologie mais également objectif d'appréciation pour le responsable de musée, soucieux de ne pas intégrer, parmi les collections dont il a la charge, des pièces incertaines, voire des faux.

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