Camp Redoun : occupations du Néolithique final vérazien et du Bronze ancien/moyen : Lespignan, Hérault : rapport de fouilles / sous la direction de Gilles Escallon ; par Anne Bouchette, Isabel Figueiral, Vianney Forest... [et al.] ; avec la collaboration de M. Blet-Lemarquand, R. Pellé, G. Piquès... [et al.]
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Bibliogr. p. 179-185
Comprend : vol. 1 : Synthèses; vol. 2 : Volume documentaire
Le terrain concerné par cette intervention est situé sur le flanc d’une colline au relief peu accentué qui domine la plaine alluviale de l’Aude non loin de son embouchure. Le site est installé sur une faible pente est / ouest proche de la crête de la colline. Ces terrains ont fait l’objet d’une mise en culture en larges terrasses à une période récente probablement au XVIIe siècle comme en témoignent les monnaies retrouvées lors du décapage général. La zone décapée est naturellement divisée en deux par un affleurement rocheux linéaire d’axe nord / sud. Il apparaît par endroits à une trentaine de centimètres sous la surface des labours actuels. Dans sa partie médiane, au centre du décapage, il est partiellement érodé par le cheminement d’un thalweg. Ce dernier, peu accentué, se développe sur un axe est / ouest, il a piégé dans sa partie centrale les niveaux archéologiques. Plusieurs arguments montrent que la barre rocheuse était visible lors de l’occupation néolithique et probablement encore aussi au Bronze ancien et qu’elle devait border une sorte de terrasse naturelle.
La plaine de l’Aude qui s’amorce à environ 800 mètres à l’ouest du site par l’étang de la Matte était probablement occupée anciennement par la mer (qui se trouve à l’heure actuelle à 8 kilomètres à vol d’oiseau) ou la lagune, ce qui en fait un site côtier. Cette particularité a probablement été déterminante dans le choix d’implantation de ces sites et de leur économie vivrière.
Les traces de présence les plus anciennes sont attestées par la découverte dans le sédiment encaissant des structures véraziennes, de rares éléments datant probablement du Néolithique moyen Chasséen.
L’occupation du Néolithique final a livré entre 50 et 70 structures. Cette fourchette correspond à la marge d’incertitude des datations qui sont soit assurées par le mobilier, soit plus hypothétique par le contexte ou la typologie des structures. Elles se répartissent en densité variable sur toute la surface décapée et sont parfois groupées.
Bien que l’essentiel des vestiges néolithiques soit des structures en creux, des lambeaux de sols ont été observés ponctuellement. Reconnus sur des surfaces trop restreintes dans la moitié ouest du site, ils n’ont pas fait l’objet d’un travail plus poussé. Ils impliquent, une très bonne conservation des structures en creux en particulier dans la partie centrale. Ces aménagements se répartissent principalement en 4 types.
- Des structures de combustion représentées en majorité par des foyers empierrés de galets ou de blocs de grès mais aussi par une fosse profonde qui semble avoir servi de four.
- Des fosses de prélèvement de matériaux destinés à la construction caractérisées par de vastes creusements irréguliers.
- Des structures de stockage nombreuses et de formes variées. On remarque principalement des silos parfois groupés et des creusements plus importants, correspondant à des caves. Ces dernières sont de plusieurs types et parfois, comme en témoigne leur comblement, couvertes à l’origine de dalles de grès.
D’autres fosses ne trouvent pas d’interprétation immédiate. Il s’agit en particulier de grandes fosses peu profondes et relativement régulières ou de cuvettes ovales…
L’occupation du Bronze ancien, concentrée dans la partie est du site, est caractérisée par la présence de silos et d’un sol d’habitat marqué par une forte densité de mobilier posé à plat et des soles de foyer en argile. Cet ensemble a fait partiellement l’objet d’une fouille minutieuse et d’un relevé de répartition. Le mobilier céramique en particulier permet de dater ces aménagements de la phase récente du Bronze ancien avec quelques marqueurs qui annoncent le Bronze moyen (décor de style St Vèrèdème, anse « ad ascia »).
En marge nord du décapage, une vaste fosse aux contours et au profil très irréguliers a livré du mobilier du premier âge du Fer. Ce type de creusement, fréquent à cette période, peut être considéré comme une fosse de prélèvement de limon destiné à la construction indiquant par là même, la proximité d’un habitat. Le mobilier céramique est datable du dernier quart du VIe siècle av. n.e.
La trace la plus récente d’une utilisation ancienne du lieu est une trame de creusements quadrangulaires espacés d’est en ouest et du nord au sud de 35,5 m. Cet ensemble perpendiculaire à la voie antique qui mène à Vivios est datable probablement de la période romaine (malgré des comblements contenant parfois des éléments plus anciens). La division de ce terrain en lots d’un actus carré était probablement destinée à séparer différentes cultures et/ou à gérer la production agricole. De nombreux prélèvements ont permis une approche du paléo environnement, mal connu pour les sites côtiers de ces périodes.





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