La Fouille du Collège Clémence-Royer à Montpellier, Montpellier (Hérault) : les abords du Verdanson durant la Préhistoire récente et les périodes historiques : rapport de fouilles / rapport collectif coordonné par Olivier Ginouvez ; avec la collaboration de Stéphane Barbey, Jérôme Bénézet, Aurélia Borvon...[et al] ; contribution de Fabien Convertini, Vianney Forest, Olivier Ginouvez...[et al.]
| Current library | Shelving location | Call number | Status | Notes | Date due | Barcode |
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| Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives | Accès réservé | (RF) 34.MTPEL.Gin.08 | Not for loan | Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm | INRAP-2135 |
Bibliogr. p. 227-234
La fouille opérée sur les parcelles réservées à l’extension du Collège Clémence-Royer a permis d’identifier et de dater une longue série d’unités stratigraphiques dont les relations décrivent l’occupation d’un même site durant deux plages de temps distantes de plus de quarante siècles : le Néolithique final et les périodes postérieures au XIIème siècle. Les premières empreintes laissées par l’homme datent des derniers temps de la période préhistorique. Le seul niveau d’occupation formellement identifié est attribuable à la culture de Fonbouisse ; des mobiliers plus récents attestent d’une nouvelle fréquentation des lieux durant le début de l’Âge du Bronze ancien. L’habitat qui donnera naissance à la ville de Montpellier n’apparaissant qu’à la fin du Xème
siècle. Si la ville est à la fois l’origine et la fin des entreprises qui se succèdent dans le temps, des facteurs naturels interviennent qui influencent la nature de certaines formes d’occupation des sols. Sur le site
Clémence-Royer, cet acteur écologique est le ruisseau du Verdanson qui draine naturellement la zone de versant et dont l’écoulement pérenne est synonyme d’adduction et d’évacuation. Les premières empreintes médiévales pourraient être attribuées à des agriculteurs. L’argumentaire stratigraphique est insuffisamment fourni pour que l’on puisse être affirmatif, mais il semble, néanmoins, que cette hypothèse d’identification soit la seule envisageable dans l’état du dossier. Dans un deuxième temps, les carriers succèdent aux agriculteurs. La terre ne sera plus cultivée, mais désormais prélevée. Là encore, les données stratigraphiques sont incapables d’apporter une réponse à l’ensemble des questions soulevées, à commencer par celle touchant à la finalité de cette exploitation ainsi qu’aux raisons qui ont poussé la substitution d’une zone d’extraction à une zone « verte ». Une piste est ouverte, qui invite à mettre, à niveau, le changement de mode d’occupation des sols et l’établissement de nouvelles activités sur le compte de la nouvelle enceinte anticipant l’urbanisation couvrante du versant. Il est vraisemblable que ce développement croissant du bâti domestique et public a consommé un volume considérable de sables nécessaires à la préparation des mortiers, des bétons, mais également des murs en terre. Une autre forme de travail nécessite l’emploi de sable : la fabrication de poteries dites fort justement sableuses. Dans la mesure où les orjoliers seront les principaux acteurs de la phase suivante, il est légitime de s’interroger sur leur éventuelle implication dans l’exploitation du substrat. Il se peut, en d’autres termes,
que les éléments associés à la troisième phase d’occupation du site et ceux attribués à la quatrième
ne soient que les composantes d’une même courte période de fréquentation consacrée à la production
de récipients et autres objets en céramique. La quatrième phase a été qualifiée de potière. Effectivement, trois fours ont été partiellement mis au jour. Un évènement va modifier la donne topographique dans la seconde décennie du XVIIe siècle. Le conflit entre catholiques et protestants aura pour conséquence imprévue la destruction d’une large partie des vestiges accumulés sur le site à partir de la fin du Néolithique. Un large et profond fossé, attribué aux aménagements défensifs dont se dote la ville en prévision du siège commandé par le roi Louis XIII, a été mis au jour sur la longueur du chantier de fouille. La dernière étape du phasage de la fouille Royer est une affaire de peaux. Si la zone concernée fait l’objet d’une acquisition par un artisan tanneur dés 1570, les vestiges d’équipements susceptibles d’avoir contribué à la production de cuir sont postérieurs au colmatage du tronçon de fossé d’Argencourt et ne sauraient précéder la fin du XVIIe siècle.





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