site du réseau Frantiq
Image from Google Jackets
Normal view MARC view

Cressensac, Combe Large (Midi-Pyrénées, Lot) : rapport de fouilles / [sous la direction de] David Colonge ; [avec la collaboration de Laurent Bruxelles, Jean-Michel Beausoleil, Nathalie Pouget...[et al.]

Rapport de fouille
Publication: Bègles : Inrap GSO, 2009 Description: 1 vol. (67 p.), ill. en noir et en coul., 50 fig., couv. ill. en coul., 30 cm, 1 CD-ROMLangue: FrançaisPays: France Auteur principal: Colonge, David, 19.. Autre auteur: Bruxelles, Laurent, Auteur, 1970-...; Pouget, Nathalie, Auteur; Beausoleil, Jean-Michel, Auteur, 19..-.... Résumé: Le tumulus de Combe Large 1 à Cressensac (Lot) apparaît comme un des monuments funéraires parmi les mieux connus du début du premier âge du Fer en Quercy (Hallstatt C).Malgré les aléas et lacunes liés aux stratégies de fouille, dictées par l'évaluation préliminaire, il nous offre un des rares cas d'inhumations stratifiées avec de riches informations sur les pratiques funéraires et la construction monumentale de cette époque.Les sépultures s'inscrivent à la fois dans une perduration du fonctionnement du monument (superpositions des espaces sépulcraux sans grands remaniements, pas de sépultures adventices excentrées, etc.) et dans une évolution de son organisation symbolique (agrandissement avec dispositif monumental à l'est, réorientation de l’axe structurant du sud vers l'est, etc.).Tout en se situant toujours dans un registre que nous pouvons identifier comme solaire, il passe en effet d'un état initial axé sur le zénith, parfaitement placé sur le méridien, à un état final tourné vers le levant, selon une orientation globale moins rigoureusement astronomique. Inversement, le placement des sépultures se trouve alors bien mieux centrées et axées dans le cairn qu'avant. Cette situation originelle est difficile à comprendre, la rigueur architecturale s'opposant à l'absence de logique claire de la disposition du défunt et de la chambre.Les trois inhumations individualisées concernent des individus matures dont il n’est pas possible biologiquement de déterminer l’appartenance sexuelle. Les deux sujets placés sur le haut de la stratigraphie sont bien cadrés chronologiquement par le mobilier métallique : une phase vraisemblablement finale du Hallstat C. L’individu de la sépulture 2 est probablement issu d'une aristocratie guerrière à l'instar de ce qui peut être observé dans la majorité des nécropoles du premier âge du Fer. Le poignard de cette sépulture est également très original dans le contexte du sud de la France, ne s'insérant ni dans le courant des poignards à languettes ni dans celui des épées à antennes. La bouterolle qui y est associée est par contre plus classique. La sélection de ces pièces liées à l’armement – avec la bouterolle mutilée et brisée et la lame du poignard cassée – est une pratique courante dans les tertres du Ha C. Ce type de mobilier fait partie de l’équipement du guerrier.Cette forte influence hallstattienne, bien sensible sur la bordure Sud et Sud-ouest du Massif central (Aveyron, Haute-Auvergne, Lot), connaît du VIIIe au VIIe siècle av. J.-C. une mutation interne, caractérisée notamment par le développement de la technologie du fer et la généralisation des inhumations sous tumulus de dimensions modestes renfermant des guerriers (élite guerrière ou aristocrate ?)..Mots libres: Cressensac -- Cressensac . Item type: Rapport de fouille
Holdings
Current library Collection Shelving location Call number Status Notes Date due Barcode
Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives Accès réservé (RF) 46.CRE.COL.09 Not for loan Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm INRAP-MDP1-0000247
Toulouse : SRA Midi-Pyrénées Papier Réserve RAP05229 Exclu du prêt

Dates d'intervention : 17/01/08 au 03/03/08

Etudes spécialisées: Géomorphologie, anthropologie, mobiliers céramiques et métalliques

Bibliogr.p.50-52. Notes bibliogr. Tab. des ill. p.53-54

Le tumulus de Combe Large 1 à Cressensac (Lot) apparaît comme un des monuments funéraires parmi les mieux connus du début du premier âge du Fer en Quercy (Hallstatt C).Malgré les aléas et lacunes liés aux stratégies de fouille, dictées par l'évaluation préliminaire, il nous offre un des rares cas d'inhumations stratifiées avec de riches informations sur les pratiques funéraires et la construction monumentale de cette époque.Les sépultures s'inscrivent à la fois dans une perduration du fonctionnement du monument (superpositions des espaces sépulcraux sans grands remaniements, pas de sépultures adventices excentrées, etc.) et dans une évolution de son organisation symbolique (agrandissement avec dispositif monumental à l'est, réorientation de l’axe structurant du sud vers l'est, etc.).Tout en se situant toujours dans un registre que nous pouvons identifier comme solaire, il passe en effet d'un état initial axé sur le zénith, parfaitement placé sur le méridien, à un état final tourné vers le levant, selon une orientation globale moins rigoureusement astronomique. Inversement, le placement des sépultures se trouve alors bien mieux centrées et axées dans le cairn qu'avant. Cette situation originelle est difficile à comprendre, la rigueur architecturale s'opposant à l'absence de logique claire de la disposition du défunt et de la chambre.Les trois inhumations individualisées concernent des individus matures dont il n’est pas possible biologiquement de déterminer l’appartenance sexuelle. Les deux sujets placés sur le haut de la stratigraphie sont bien cadrés chronologiquement par le mobilier métallique : une phase vraisemblablement finale du Hallstat C. L’individu de la sépulture 2 est probablement issu d'une aristocratie guerrière à l'instar de ce qui peut être observé dans la majorité des nécropoles du premier âge du Fer. Le poignard de cette sépulture est également très original dans le contexte du sud de la France, ne s'insérant ni dans le courant des poignards à languettes ni dans celui des épées à antennes. La bouterolle qui y est associée est par contre plus classique. La sélection de ces pièces liées à l’armement – avec la bouterolle mutilée et brisée et la lame du poignard cassée – est une pratique courante dans les tertres du Ha C. Ce type de mobilier fait partie de l’équipement du guerrier.Cette forte influence hallstattienne, bien sensible sur la bordure Sud et Sud-ouest du Massif central (Aveyron, Haute-Auvergne, Lot), connaît du VIIIe au VIIe siècle av. J.-C. une mutation interne, caractérisée notamment par le développement de la technologie du fer et la généralisation des inhumations sous tumulus de dimensions modestes renfermant des guerriers (élite guerrière ou aristocrate ?).

There are no comments on this title.

to post a comment.