Une tourbière littorale médiévale : éléments pour la reconstitution d'un paysage en zone humide : Hérault, Marsillargues, La Palus Nord : projet d'aménagement du parc photovoltaïque : rapport de diagnostic / sous la direction de Emilie Leal ; avec Isabel Figueiral-Rowe, Christophe Jorda, Sophie Martin... [et al.] ; avec la collaboration de Antoine Farge, Vianney Forest, Frédérique Robin
| Current library | Shelving location | Call number | Status | Notes | Date due | Barcode |
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| Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives | Accès réservé | (RD) 34.MAR.Lea.10 | Not for loan | Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm | INRAP-LGR1-0000880 |
Bibliogr. p. 103-105
La zone d’étude de la Palus Nord se situe au nord-est de l’étang de Mauguio également nommé étang de l’Or, en limite de plaine littorale, dans une zone de colmatage lagunaire comprise entre deux axes hydrauliques nord-sud, le canal de Lunel qui draine les eaux du Dardaillon vers l’étang actuel et le Vidourle, fleuve côtier à régime méditerranéen.
Les premiers résultats issus de cette opération couvrent très largement le champ de la problématique paléoenvironnementale, pour une période comprise entre le Néolithique et la période moderne, et la question de la fréquentation humaine dans les zones humides à la période médiévale. Plusieurs spécialistes sont intervenus en raison de l’excellent état de conservation et de l’abondance du matériel organique (carpologique, xylologique …) et de la malacofaune représentés sur les 8 m de stratigraphie qui ont été étudiés.
La structuration stratigraphique, telle qu’elle a pu être appréhendée par les différents sondages profonds, détermine quatre grandes phases de définition et de fonctionnement de cette zone : une phase en eau de type laguno-marin, évoluant vers un accroissement de son confinement et le passage à un milieu d’eau douce ; une phase de constitution de tourbière datable entre les IXe et XIe siècles, riche en indices de fréquentation humaine ; une phase de drainage/ assèchement ; une phase d’exhaussement. Si chacune de ces phases apparaît clairement définie d’un point-de-vue stratigraphique, leur datation est en revanche plus aléatoire, à l’exception cependant de la phase de tourbière qui a livré du mobilier céramique exploitable en ce sens.
C’est uniquement à cet étage stratigraphique que les témoins d’une fréquentation humaine ont été repérés, en écho des nombreux établissements médiévaux connus en périphérie immédiate. Cette fréquentation se matérialise par la présence de mobilier céramique, d’éléments de calcaire (bruts ou remploi de meule), d’objets en bois, d’installations légères localisées en surface, dans l’épaisseur ou en surface de la tourbe. A l’exception des éléments de bois bruts flottés (branches, branchettes, brindilles) que l’on trouve répartis sur l’ensemble du site, le mobilier d’origine anthropique se trouve localisé en des secteurs bien définis et associant toutes les catégories de mobilier (céramique, faunique, objet en bois manufacturé et éléments calcaire).
Au cours de la dernière phase, la présence de fossés témoigne de la mise en place d’un dispositif de drainage à l’échelle de la parcelle diagnostiquée, selon un schéma qui initie le découpage parcellaire, repris ultérieurement dans le parcellaire actuel, en vigueur dès le début du XIXè siècle.





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