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LGV SEA 2 - Phase 43, PK 9,0-PK 14,2 : Sorigny et Monts : Indre-et-Loire, section Tours-Angoulême : rapport de diagnostic / sous la direction de Marc Gransar ; avec la collaboration de Céline Barthélémy-Sylvand, Jérôme Bouillon, Stéphanie Bigot... [et al.]

Rapport de fouille
Appartient aux collections: LGV Sud Europe Atlantique
Publication: L'Isle d'Espagnac : Inrap GSO, 2011 Description: 1 vol. (162 p.), ill. en noir et en coul., 75 fig., couv. ill., 30 cm, 1 CDCollection : LGV Sud Europe AtlantiqueLangue: FrançaisPays: France Auteur principal: Gransar, Marc, 19..-.... Co-auteur: Bouillon, Jérôme ; Lang, Laurent, 19..-....; Gardère, Philippe ; Barthélemy-Sylvand, Céline, 1973-....; Bigot, Stéphanie Autre auteur: Livet, Jérôme, Auteur; Dalayeun, Marie-Denise, Auteur; Haverbeque, Régis, Auteur; Yvernault, Françoise, Auteur, 19..-….; Mahy, Pierre, Auteur; Billoin, David, Auteur, 1967-....; Guix, Michel, Auteur; Coutureau, Michel, Auteur, 19..-....; Pancin, Sébastien, 19.., Auteur; Irribarria, Roland, 1955-...., Auteur Résumé: Dans le cadre du projet Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, devant relier Tours à Bordeaux, plusieurs phases de diagnostics ont été définies par les différents services concernés (Service Régional de l’Archéologie, aménageur Réseau Ferré de France et Inrap). - La phase 43 de diagnostic sur la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique a été réalisée par quatre agents de l’Inrap du 23 mai au 29 juin 2011. Elle concerne les communes de Monts et Sorigny en Indre-et-Loire (37). Les centres bourgs des communes concernées sont relativement éloignées du tracé, mais cette phase passe à proximité de plusieurs hameaux et fermes. Les sites référencés sur la commune de Monts sont situés à plusieurs kilomètres du tracé. Par contre, sur la commune de Sorigny, des phases de diagnostic ayant parfois donné lieu à des fouilles ont déjà été réalisées, notamment au lieu-dit «Nétilly» ou sur la ZAC ISOPARC. Ainsi, plusieurs sites sont déjà référencés aux abords du tracé. - Dans ce secteur, le substratum est essentiellement composé de calcaire lacustre de Touraine surmonté d’une épaisseur variable d’argile de décarbonatation. Le tracé de la phase 43 traverse trois talwegs dont l’un d’eux est toujours actif. - Sur près de 27 hectares de terrains accessibles, soixante-huit tranchées ont été réalisées, quarante et une d’entre elles ont livré des structures archéologiques. - Sur la commune de Monts, quatre sites ont été identifiés. Certains se situent en plein bois et ont subi de fortes dégradations racinaires. Il s’agit d’une fosse et d’un trou de poteau laténiens localisés à proximité d’une dépression colmatée par un apport de sédiments limoneux. Des vestiges antiques matérialisés par quelques trous de poteau sont installés dans ce dernier. Ces indices de sites sont difficilement caractérisables du fait de leur localisation en bordure d’emprise. Un ensemble fossoyé médiéval ou moderne a également été repéré. Une couche de démolition antique riche en mobilier archéologique a été mise au jour. Sa présence est décelable sur une vaste superficie. De nombreux artefacts ont été repérés aux alentours dans des dépressions naturelles. Un dernier indice de site a été observé sur cette commune. Il s’agit d’un groupe de quatre trous de poteau dont l’organisation spatiale ne permet pas de proposer un plan de bâtiment cohérent. Ces excavations n’ont d’ailleurs pas livré de mobilier archéologique permettant de proposer une datation pour ces vestiges. - Sur la commune de Sorigny, au lieu-dit «Nétilly», plusieurs occupations multi périodes ont été repérées. Au nord d’un talweg qui traverse la parcelle, deux fossés bordiers correspondant à un ancien chemin rural ont été mis au jour. Un réseau de parcellaire non daté s’organise à partir de ces derniers. Sur le coteau sud du talweg, une occupation antique matérialisée par des fosses, des trous de poteau ainsi qu’une structure énigmatique, peut-être une sépulture à incinération, a été mise en évidence. Dans ce secteur, la conservation d’un lambeau de cailloutis basal des limons de plateaux a permis de localiser la présence d’artefacts caractéristiques datant du Paléolithique supérieur. Le secteur sud de la parcelle livre un groupe de fosses et un trou de poteau alti-médiévaux correspondant à l’extension d’un site très structuré fouillé sous la direction de S. Jesset (2002). L’exploration d’une zone palustre située à l’est de l’emprise du tracé a également permis d’observer une fosse. Le mobilier en céramique découvert dans le comblement l’attribue à l’époque du Néolithique, récent ou final. A environ un kilomètre plus au sud, le tracé de la phase 43 traverse un réseau de fossés ainsi qu’un empierrement et les vestiges d’une ancienne mare. Cet ensemble de structures modernes correspond à la présence d’un ancien édifice, attesté sur le cadastre napoléonien de 1820 et aujourd’hui disparu. Il est localisé à proximité de la ferme «La Gérandelière», au nord. Au lieu-dit «Les Ruaux», sur le coteau sud d’un vallon toujours actif, une seconde occupation antique a été repérée. Elle est matérialisée par plusieurs larges excavations certainement vouées à l’extraction d’argile, ainsi que par des trous de poteau et une petite fosse. Le bord sud du talweg est fortement colluvionné par des sédiments anthropisés correspondant à l’occupation localisée en amont et datée du Haut-empire. - Des indices plus ténus ont également été observés en différents points du tracé. Exception faite de divers fossés parcellaires correspondant à des délimitations cadastrales, une grosse fosse d’extraction de calcaire a été repérée au lieu-dit «Le Petit Nétilly». Cette structure, datée de la fin de l’indépendance gauloise au milieu du premier siècle de notre ère, pourrait être associée à un établissement rural découvert par le SADIL en 2009 lors de la réalisation d’un diagnostic sur la ZAC ISOPARC..Mots libres: Monts . Item type: Rapport de fouille
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Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives Accès réservé (RD)37. MON. Gra. 11 Not for loan Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm INRAP-CTR2-0001369
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Bibliogr. p. 129-131, Tab. des ill. p. 132.

Dans le cadre du projet Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, devant relier
Tours à Bordeaux, plusieurs phases de diagnostics ont été définies par les différents
services concernés (Service Régional de l’Archéologie, aménageur Réseau Ferré de France
et Inrap).
- La phase 43 de diagnostic sur la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique a
été réalisée par quatre agents de l’Inrap du 23 mai au 29 juin 2011. Elle concerne les
communes de Monts et Sorigny en Indre-et-Loire (37). Les centres bourgs des communes
concernées sont relativement éloignées du tracé, mais cette phase passe à proximité de
plusieurs hameaux et fermes. Les sites référencés sur la commune de Monts sont situés
à plusieurs kilomètres du tracé. Par contre, sur la commune de Sorigny, des phases de
diagnostic ayant parfois donné lieu à des fouilles ont déjà été réalisées, notamment au
lieu-dit «Nétilly» ou sur la ZAC ISOPARC. Ainsi, plusieurs sites sont déjà référencés aux
abords du tracé.
- Dans ce secteur, le substratum est essentiellement composé de calcaire lacustre de
Touraine surmonté d’une épaisseur variable d’argile de décarbonatation. Le tracé de la
phase 43 traverse trois talwegs dont l’un d’eux est toujours actif.
- Sur près de 27 hectares de terrains accessibles, soixante-huit tranchées ont été réalisées,
quarante et une d’entre elles ont livré des structures archéologiques.
- Sur la commune de Monts, quatre sites ont été identifiés. Certains se situent en plein
bois et ont subi de fortes dégradations racinaires. Il s’agit d’une fosse et d’un trou de
poteau laténiens localisés à proximité d’une dépression colmatée par un apport de
sédiments limoneux. Des vestiges antiques matérialisés par quelques trous de poteau
sont installés dans ce dernier. Ces indices de sites sont difficilement caractérisables du fait
de leur localisation en bordure d’emprise. Un ensemble fossoyé médiéval ou moderne a
également été repéré. Une couche de démolition antique riche en mobilier archéologique a
été mise au jour. Sa présence est décelable sur une vaste superficie. De nombreux artefacts
ont été repérés aux alentours dans des dépressions naturelles. Un dernier indice de site
a été observé sur cette commune. Il s’agit d’un groupe de quatre trous de poteau dont
l’organisation spatiale ne permet pas de proposer un plan de bâtiment cohérent. Ces
excavations n’ont d’ailleurs pas livré de mobilier archéologique permettant de proposer
une datation pour ces vestiges.
- Sur la commune de Sorigny, au lieu-dit «Nétilly», plusieurs occupations multi
périodes ont été repérées. Au nord d’un talweg qui traverse la parcelle, deux fossés
bordiers correspondant à un ancien chemin rural ont été mis au jour. Un réseau de
parcellaire non daté s’organise à partir de ces derniers. Sur le coteau sud du talweg, une
occupation antique matérialisée par des fosses, des trous de poteau ainsi qu’une structure
énigmatique, peut-être une sépulture à incinération, a été mise en évidence. Dans ce
secteur, la conservation d’un lambeau de cailloutis basal des limons de plateaux a permis
de localiser la présence d’artefacts caractéristiques datant du Paléolithique supérieur. Le
secteur sud de la parcelle livre un groupe de fosses et un trou de poteau alti-médiévaux
correspondant à l’extension d’un site très structuré fouillé sous la direction de S. Jesset
(2002). L’exploration d’une zone palustre située à l’est de l’emprise du tracé a également
permis d’observer une fosse. Le mobilier en céramique découvert dans le comblement
l’attribue à l’époque du Néolithique, récent ou final. A environ un kilomètre plus au sud,
le tracé de la phase 43 traverse un réseau de fossés ainsi qu’un empierrement et les vestiges
d’une ancienne mare. Cet ensemble de structures modernes correspond à la présence d’un
ancien édifice, attesté sur le cadastre napoléonien de 1820 et aujourd’hui disparu. Il est
localisé à proximité de la ferme «La Gérandelière», au nord. Au lieu-dit «Les Ruaux»,
sur le coteau sud d’un vallon toujours actif, une seconde occupation antique a été repérée.
Elle est matérialisée par plusieurs larges excavations certainement vouées à l’extraction
d’argile, ainsi que par des trous de poteau et une petite fosse. Le bord sud du talweg
est fortement colluvionné par des sédiments anthropisés correspondant à l’occupation
localisée en amont et datée du Haut-empire.
- Des indices plus ténus ont également été observés en différents points du tracé.
Exception faite de divers fossés parcellaires correspondant à des délimitations cadastrales,
une grosse fosse d’extraction de calcaire a été repérée au lieu-dit «Le Petit Nétilly». Cette
structure, datée de la fin de l’indépendance gauloise au milieu du premier siècle de notre
ère, pourrait être associée à un établissement rural découvert par le SADIL en 2009 lors
de la réalisation d’un diagnostic sur la ZAC ISOPARC.

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