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Archéologie des châteaux de Lunéville [Rapport de fouille] : Lunéville (Meurthe-et-Moselle), Château ducal, intérieur de la Chapelle / sous la direction de et par Sébastien Jeandemange ; et par Rachel Prouteau

Publication : Metz : Inrap GEN, 2011 Description : 1 vol. (184 p.) : couv. ill., ill. en coul., cartes, plans ; 30 cmLangue : Français.Pays : France (iso). Auteur principal: Jeandemange, Sébastien Autres auteurs: Prouteau, Rachel (1972-....) . Collab..Résumé : Les indices d’occupations les plus anciens concernent les périodes gallo-romaine et médiévale (période 1), sous forme de fragments de tuiles plates à rebord, de tuiles canal à crochet et de quelques céramiques médiévales, exhumés dans les remblais de l’Époque Moderne. Les découvertes les plus nombreuses concernent les fondations du château du XVIIe siècle et les grands chantiers de construction du XVIIIe siècle. Pour le château du XVIIe siècle (période 2), édifié par le duc Henri II entre 1612 et 1623, l’emprise en plan et la partition interne du pavillon sud-est sont désormais parfaitement connues. L’étude des élévations, motivée par des travaux de décrépissage, a permis notamment une meilleure connaissance des techniques de construction du pavillon et des matériaux employés : profil taluté, assises de grès en moyen et grand appareil réglé, fondation en pierres calcaires non équarries, traces d’outils, baies moulurées… Les coupes étudiées dans les tranchées liées aux travaux d’aménagement de chauffage révèlent d’importantes couches de remblais liées aux constructions successives, exception faite des abords extérieurs du pavillon où les remblais sont peu nombreux. En effet, la faible profondeur d’apparition du terrain naturel, à cet endroit, atteste de l’absence de fossé défendant la partie sud du château, côté ville. Pour les constructions du XVIIIe siècle (période 3), trois phases ont été distinguées : phase A avant l’incendie de 1719, phase B après 1719 et phase C pour les aménagements tardifs. Les fondations des chapelles d’avant et après le grand incendie ont été décrites, grâce à la découverte de maçonneries inédites attribuables à la première chapelle (phase A). En outre, des aménagements liés à l’eau ont été régulièrement observés dans les tranchées, à savoir notamment des collecteurs d’eau pluviale maçonnés et des canalisations en bois servant à l’acheminement d’eau claire. D’après la combinaison des données archéologiques, dendrochronologiques et archivistiques, les vestiges des cuisines, situées sous la partie méridionale du Corps central, sont attribuables aux trois phases : cheminée (phase A), cuisines de la bouche reconstruites (phase B) et fours de boulangerie à partir du milieu du XVIIIe siècle (phase C). Les fours de boulangerie existent encore sur un plan militaire de 1853, mais leur date de disparition n’est pas connue. Enfin, les caves situées sous l’actuelle chapelle semblent avoir une fonction d’échansonnerie au moins à partir du milieu du XVIIIe siècle, à en croire la découverte de nombreux fragments de bouteilles, dont certaines sont encore cachetées, portant la mention « verrerie royale ».Sujets:remblai -- carreau -- château -- fenêtre -- chapelle -- fresque -- four domestique -- boulangerie -- cuisine (alimentation) -- égout -- canalisation -- colonne -- cellier -- bouteille -- céramologie -- dendrochronologie Chrono:Empire romain -- époque médiévale -- Haut Moyen Âge -- VIIIe siècle -- IXe siècle -- Xe siècle -- Bas Moyen Âge -- époque moderne -- XVIIe siècle -- XVIIIe siècle Lieux: Lunéville
Current location Call number Status Notes Date due Barcode
Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives
Accès réservé
(RF) 54. LUN. Jea. 11 (Browse shelf) Not for loan Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm INRAP-LOR1-0001720

Bibliogr. p. 97-99

Les indices d’occupations les plus anciens concernent les périodes gallo-romaine et médiévale (période 1), sous forme de fragments de tuiles plates à rebord, de tuiles canal à crochet et de quelques céramiques médiévales, exhumés dans les remblais de l’Époque Moderne. Les découvertes les plus nombreuses concernent les fondations du château du XVIIe siècle et les grands chantiers de construction du XVIIIe siècle. Pour le château du XVIIe siècle (période 2), édifié par le duc Henri II entre 1612 et 1623, l’emprise en plan et la partition interne du pavillon sud-est sont désormais parfaitement connues. L’étude des élévations, motivée par des travaux de décrépissage, a permis notamment une meilleure connaissance des techniques de construction du pavillon et des matériaux employés : profil taluté, assises de grès en moyen et grand appareil réglé, fondation en pierres calcaires non équarries, traces d’outils, baies moulurées… Les coupes étudiées dans les tranchées liées aux travaux d’aménagement de chauffage révèlent d’importantes couches de remblais liées aux constructions successives, exception faite des abords extérieurs du pavillon où les remblais sont peu nombreux. En effet, la faible profondeur d’apparition du terrain naturel, à cet endroit, atteste de l’absence de fossé défendant la partie sud du château, côté ville. Pour les constructions du XVIIIe siècle (période 3), trois phases ont été distinguées : phase A avant l’incendie de 1719, phase B après 1719 et phase C pour les aménagements tardifs. Les fondations des chapelles d’avant et après le grand incendie ont été décrites, grâce à la découverte de maçonneries inédites attribuables à la première chapelle (phase A). En outre, des aménagements liés à l’eau ont été régulièrement observés dans les tranchées, à savoir notamment des collecteurs d’eau pluviale maçonnés et des canalisations en bois servant à l’acheminement d’eau claire. D’après la combinaison des données archéologiques, dendrochronologiques et archivistiques, les vestiges des cuisines, situées sous la partie méridionale du Corps central, sont attribuables aux trois phases : cheminée (phase A), cuisines de la bouche reconstruites (phase B) et fours de boulangerie à partir du milieu du XVIIIe siècle (phase C). Les fours de boulangerie existent encore sur un plan militaire de 1853, mais leur date de disparition n’est pas connue. Enfin, les caves situées sous l’actuelle chapelle semblent avoir une fonction d’échansonnerie au moins à partir du milieu du XVIIIe siècle, à en croire la découverte de nombreux fragments de bouteilles, dont certaines sont encore cachetées, portant la mention « verrerie royale »

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