« Les Bas Musats » commune de Malay-le-Grand (Yonne) : rapport de fouille / par Dunikowski Christophe ; avec la collaboration de Humbert Sylviane
| Current library | Shelving location | Call number | Status | Notes | Date due | Barcode |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives | Accès réservé | (RF)89.MAL.Dun.06 | Not for loan | Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm | INRAP-BRG1-0001136 |
Verso des feuillets blanc
Bibliogr. p. 15
Des témoins de fréquentation du site au néolithique final ont été décelés sur l'ensemble de la zone décapée. Cette fréquentation n'est toutefois attestée que par la présence de mobilier lithique et de céramique dans un niveau d'épandage daté de la période gallo-romaine. Aucune structure n'est peut-être attribuée à cette phase chronologique.
L'installation de l'époque du Bronze Final est extrêmement difficile à définir puisque la fosse FI31 est la seule structure à avoir été datée de cette période. Il est toutefois possible qu'une partie des trous de poteaux mis au jour notamment au nord de l'aqueduc se révèle contemporaine. Il convient également de s'interroger l'appartenance ou non des deux silos à cette même phase d'occupation.
L'installation gallo-romaine est matérialisée par de nombreuses structures mises en évidence et par du mobilier céramique en nombre ainsi que par quelques monnaies. Le site a été occupé à deux reprises durant la période gallo-romaine. Les structures appartenant à la première phase définie par l'étude de céramique, se développent dans le secteur 2 à une distance d'au moins 20 m au sud de l'aqueduc. La situation est un peu différente dans le secteur 1, où on l'observe des bâtiments sur poteaux à moins de 5 m de l'ouvrage maçonné. Du fait que l'installation se développe le long de l'aqueduc, on peut penser que l'on serait en présence d'un habitat temporaire ou d'un ensemble d'ateliers liés à la construction, à la réfection ou à l'entretien de l'aqueduc. La seconde occupation gallo-romaine, datée des IVe et Ve siècles ap. J.-C., se caractérise par une occupation située directement au-dessus de l'aqueduc. Ceci est très bien représenté dans le secteur 2 avec des implantations au nord de l'emprise. C'est également à cette phase qu'est attribuée l'ouverture pratiquée dans l'aqueduc (F18). Les dimensions de cette ouverture sont très proches de celles du regard mis au jour dans le secteur 1 (F169). Il est plausible qu'au cours du Bas-Empire, l'on ait arraché une partie de moellons de grès constituant le parement afin de pouvoir accéder à l'intérieur de l'ouvrage, soit pour récupérer des matériaux de construction, soit simplement pour s'approvisionner en eau.
Selon cette hypothèse, l'abandon de l'aqueduc et son comblement définitif se produirait au plus tard au tout début du Moyen Age.





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