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Chapelle Saint-Michel : Bouches-du-Rhône, Fuveau : rapport de diagnostic / par Muriel Vecchione ; avec la collaboration de Denis Michel

Rapport de fouille
Publication: Nîmes : Inrap MED, 2012 Description: 1 vol. (62 p.), couv. ill., ill. en coul., plans, 30 cmLangue: FrançaisPays: France Auteur principal: Vecchione, Muriel, 19..-.... Autre auteur: Denis, Michel, Auteur, 1941-...., chercheur spécialiste du phytoplancton Résumé: Ce diagnostic portant sur les abords immédiats et l’intérieur de la chapelle Saint-Michel de Fuveau s’est avéré très fourni en vestiges archéologiques susceptibles d'apporter de nouvelles connaissances sur la naissance et l’évolution de l’édifice. À l’ouest, un sondage a démontré l’existence d’une façade plus ancienne située approximativement à l’emplacement de l’actuelle et matérialisée par une maçonnerie angulaire et un mur épierré, angle nord-ouest d’un premier état de l’édifice contre lequel est appuyée une sépulture coupée par la construction de la façade actuelle. Ce premier état de l’édifice peut être associé aux vestiges mis au jour dans un autre sondage, sous la forme d’un alignement de sépultures coffrées datant des XIe ou XIIe s. Dans un second temps, on assiste à une tentative d’extension de la nef vers l’ouest par l’ajout d’une travée au nord de laquelle ont été aménagées plusieurs sépultures mais qui ne semble pas avoir résisté très longtemps avant de s’écrouler, d’où la présence de très nombreux moellons équarris et de mortier dans les remblais qui entourent l’édifice. C’est sans doute après cet épisode qu’est reconstruite la façade. Ainsi que le montre encore parfaitement aujourd’hui l’homogénéité de l’appareil de grès, cette reconstruction s’accompagne de la mise en place des contreforts latéraux ce qui pourrait signifier que jusque là la nef était charpentée et qu’elle n’est voûtée que depuis ce remontage de la façade. Bien que l’origine n'est pu être confirmée, la rumeur prétend qu’en 1677, un maçon du nom de Masse aurait effectué d’importants travaux, allant jusqu’à « relever » la chapelle Saint-Michel. Si l’on s’appuie sur la monnaie, frappée au début du XVIIIe s., trouvée dans un des sondages dans un contexte de sépultures mises en place après la reconstruction de la façade, cette rumeur pourrait s’avérer exacte. Cette fourchette chronologique très large, puisqu’elle s’étend de la fin du XIe s. au début du XVIIIe s., est affinée par les vestiges, dans un autre sondage, d’un chantier de reconstruction qui a pu avoir lieu vers la fin du XIIIe ou le début du XIVe s. même s'il est impossible de savoir actuellement quelle est la partie de l’édifice reconstruite lors de cette campagne. Certains vestiges n'ont pu être rattachés à rien d’autre qu’eux-mêmes. En dernier lieu, les sépultures n’ayant pas été fouillées et qu’en l’absence de mobilier archéologique suffisamment pertinent elles permettraient d’établir la chronologie du site car les différents types de tombes présentes correspondent aux différents états de l’édifice : d’abord les coffres de pierres, puis les sépultures en pleine-terre, les caveaux et enfin les cercueils de bois.. Item type: Rapport de fouille
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Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives Accès réservé (RD) 13.FUV.Vec.12 Not for loan Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm INRAP-LGR1-0001919

Notes bibliogr.

Ce diagnostic portant sur les abords immédiats et l’intérieur de la chapelle Saint-Michel de Fuveau s’est avéré très fourni en vestiges archéologiques susceptibles d'apporter de nouvelles connaissances sur la naissance et l’évolution de l’édifice.
À l’ouest, un sondage a démontré l’existence d’une façade plus ancienne située approximativement à l’emplacement de l’actuelle et matérialisée par une maçonnerie angulaire et un mur épierré, angle nord-ouest d’un premier état de l’édifice contre lequel est appuyée une sépulture coupée par la construction de la façade actuelle. Ce premier état de l’édifice peut être associé aux vestiges mis au jour dans un autre sondage, sous la forme d’un alignement de sépultures coffrées datant des XIe ou XIIe s.
Dans un second temps, on assiste à une tentative d’extension de la nef vers l’ouest par l’ajout d’une travée au nord de laquelle ont été aménagées plusieurs sépultures mais qui ne semble pas avoir résisté très longtemps avant de s’écrouler, d’où la présence de très nombreux moellons équarris et de mortier dans les remblais qui entourent l’édifice. C’est sans doute après cet épisode qu’est reconstruite la façade. Ainsi que le montre encore parfaitement aujourd’hui l’homogénéité de l’appareil de grès, cette reconstruction s’accompagne de la mise en place des contreforts latéraux ce qui pourrait signifier que jusque là la nef était charpentée et qu’elle n’est voûtée que depuis ce remontage de la façade. Bien que l’origine n'est pu être confirmée, la rumeur prétend qu’en 1677, un maçon du nom de Masse aurait effectué d’importants travaux, allant jusqu’à « relever » la chapelle Saint-Michel. Si l’on s’appuie sur la monnaie, frappée au début du XVIIIe s., trouvée dans un des sondages dans un contexte de sépultures mises en place après la reconstruction de la façade, cette rumeur pourrait s’avérer exacte.
Cette fourchette chronologique très large, puisqu’elle s’étend de la fin du XIe s. au début du XVIIIe s., est affinée par les vestiges, dans un autre sondage, d’un chantier de reconstruction qui a pu avoir lieu vers la fin du XIIIe ou le début du XIVe s. même s'il est impossible de savoir actuellement quelle est la partie de l’édifice reconstruite lors de cette campagne.
Certains vestiges n'ont pu être rattachés à rien d’autre qu’eux-mêmes.
En dernier lieu, les sépultures n’ayant pas été fouillées et qu’en l’absence de mobilier archéologique suffisamment pertinent elles permettraient d’établir la chronologie du site car les différents types de tombes présentes correspondent aux différents états de l’édifice : d’abord les coffres de pierres, puis les sépultures en pleine-terre, les caveaux et enfin les cercueils de bois.

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