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Guilherand-Granges (Ardèche) Les Croisières [Rapport de fouille] : rapport de diagnostic / sous la direction de Eric Néré ; et par Aurélie Ajas, Delphine Béranger, Christine Bonnet et Dominique Lalaï

Publication : Bron : Inrap RAA, 2012 Description : 1 vol. (174 p.) : ill. en coul., cartes, plans (43 fig.), couv. ill. en coul. ; 30 cmLangue : Français.Pays : France (iso). Auteur principal: Néré, Eric (19..) Autres auteurs: Ajas, Aurélie. Collab. ; Béranger, Delphine. Collab. ; Lalaï, Dominique. Collab. ; Bonnet, Christine (19..) . Collab..Résumé : La première occupation date du Campaniforme / Bronze ancien. Outre un niveau de sol partiellement conservé, plusieurs structures attestent d’une installation à cette époque. Des structures empierrées, des trous de poteaux, des fosses et des foyers à pierres chauffées permettent d’envisager une importante installation à cette période au sud-ouest du site. La seconde phase d’occupation est la plus importante par le nombre d’artefacts, de structures archéologiques et par sa superficie. Elle est datée du Bronze ancien II. Le plus important secteur se trouve au sud. Il entoure une fouille réalisée en 2004 (Jacquet, 2004). On y retrouve les mêmes types de structures (fours circulaires, blocs hiératiques, trous de poteaux, niveaux de sols…) à la même profondeur. Le corpus céramique est plus dense que dans la zone fouillée. Un second secteur est conservé au nord du diagnostic. On peut directement lier ces deux secteurs. Non seulement ils ont fournis les mêmes corpus typologiques céramique mais un élément beaucoup plus flagrant permet de les lier. Dans deux fosses, une au nord et l’autre au sud, des fragments de cervidés, avec traces de découpes collent entre eux. Il n’y a donc aucun doute sur la contemporanéité des deux secteurs (pourtant distants de 200 m). Il faut noter que le cervidé a été largement exploité à cette période puisque les éléments conservés dépassent la faune domestique. Des fragments de bois ont été utilisés comme outil. Le secteur nord semble aussi posséder un ensemble artisanal. En effet, les traces de chauffes sont nombreuses dans les structures (avec de grosses quantités de charbons de bois) et de multiples traces de rubéfaction. Certains éléments permettent d’envisager des fontes de bronze. Un troisième secteur, moins bien défini, se développe à l’ouest du site. Les fosses datées de cette période ne posent aucun doute. La difficulté vient des sablières basses formant peut être des bâtiments dans la fenêtre ouverte à cet endroit. Ce type d’habitation n’a jamais été mis en relation avec cette période. De plus, le secteur a été perturbé par de gros fouisseurs (blaireaux). On peut juste conclure, que d’une part, une occupation du Bronze ancien II est présente dans ce secteur et que, d’autre part, des plans de bâtiments sur sablières basses sont probables au même endroit. La troisième phase d’occupation concerne le Bronze moyen. Une seule fosse est concernée par cette phase mais il y a peu de chance qu’elle soit isolée. Tout d’abord, il se peut qu’une partie du matériel mis au jour en 2004, date de cette période (matériel en cours d’étude par J. Vital) et, la fosse, au-delà de la tranchée de diagnostic, semble former un ensemble de fosses polylobées. Ce type de période est peu représenté ce qui en rend sa découverte importante. Il faut noter, là encore, la présence de cervidé en bonne quantité parmi les restes fauniques. A ce premier ensemble d’occupation, il faut ajouter une occupation datée du tout début du Bronze final. D’autres périodes sont présentes sur le site. On trouve plusieurs fosses datées du Bronze final IIIb et du Hallstatt. Là encore, la présence de fosses peut laisser penser qu’il s’agirait de petites occupations domestiques comme certaines ont déjà été vues dans diverses opérations dans ce secteur. Ensuite, la période antique est également présente dans cette opération. Le « Chemin des Mulets », route actuelle située à l’ouest du diagnostic prend son origine à la période antique et même à la période gauloise. Le chemin est d’abord en creux avant d’être damé et aménagé avec des fossés latéraux. Il suit un axe parallèle au Rhône. Les fossés de parcellaire antique viennent se caler dessus en angle droit pour ceux qui sont est-ouest et en parallèle pour ceux qui sont nord-sud. Une grande fosse rectangulaire est calée sur un de ces fossés et contenait, en surface, plusieurs vases entiers, en place et alignés. Ils sont datés du IIIe s. et pourraient marquer des limites de parcelle, peut être pour la villa située au nord de l’opération. Deux séries de bornes en calcaire, mal datées, ont été découvertes au centre de l’opération. Le parcellaire gallo-romain perdure jusqu’à aujourd’hui et ces bornes marquent des angles de fossés actuels qui existaient déjà dans l’antiquité. Enfin, une phase d’occupation plus ancienne se trouve sous les niveaux du Bronze ancien. Son niveau de sol a été régulièrement sondé (vers 1,80 m minimum) et il a livré deux trous de poteaux. Cette occupation a été mise en évidence par l’analyse géomorphologique et date certainement du Néolithique.Sujets:panthéon (édifice) -- voirie -- habitat rural -- parcellaire -- structure agraire -- bas-foyer -- four -- fosse -- fosse -- géomorphologie -- bois de cervidé -- industrie osseuse -- macrorestes -- archéozoologie Chrono:Bronze ancien -- Bronze moyen -- Bronze final -- Hallstatt -- La Tène -- Haut Moyen Âge -- époque moderne -- époque contemporaine Lieux: Guilherand-Granges
Current location Call number Status Notes Date due Barcode
Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives
Accès réservé
(RF).07.GUI.Nér.12 (Browse shelf) Not for loan Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm INRAP-RHA1-0002195

Bibliogr. p. 93-95

La première occupation date du Campaniforme / Bronze ancien. Outre un niveau de sol partiellement conservé, plusieurs structures attestent d’une installation à cette époque. Des structures empierrées, des trous de poteaux, des fosses et des foyers à pierres chauffées permettent d’envisager une importante installation à cette période au sud-ouest du site.

La seconde phase d’occupation est la plus importante par le nombre d’artefacts, de structures archéologiques et par sa superficie. Elle est datée du Bronze ancien II. Le plus important secteur se trouve au sud. Il entoure une fouille réalisée en 2004 (Jacquet, 2004). On y retrouve les mêmes types de structures (fours circulaires, blocs hiératiques, trous de poteaux, niveaux de sols…) à la même profondeur. Le corpus céramique est plus dense que dans la zone fouillée. Un second secteur est conservé au nord du diagnostic. On peut directement lier ces deux secteurs. Non seulement ils ont fournis les mêmes corpus typologiques céramique mais un élément beaucoup plus flagrant permet de les lier. Dans deux fosses, une au nord et l’autre au sud, des fragments de cervidés, avec traces de découpes collent entre eux. Il n’y a donc aucun doute sur la contemporanéité des deux secteurs (pourtant distants de 200 m). Il faut noter que le cervidé a été largement exploité à cette période puisque les éléments conservés dépassent la faune domestique. Des fragments de bois ont été utilisés comme outil. Le secteur nord semble aussi posséder un ensemble artisanal. En effet, les traces de chauffes sont nombreuses dans les structures (avec de grosses quantités de charbons de bois) et de multiples traces de rubéfaction. Certains éléments permettent d’envisager des fontes de bronze. Un troisième secteur, moins bien défini, se développe à l’ouest du site. Les fosses datées de cette période ne posent aucun doute. La difficulté vient des sablières basses formant peut être des bâtiments dans la fenêtre ouverte à cet endroit. Ce type d’habitation n’a jamais été mis en relation avec cette période. De plus, le secteur a été perturbé par de gros fouisseurs (blaireaux). On peut juste conclure, que d’une part, une occupation du Bronze ancien II est présente dans ce secteur et que, d’autre part, des plans de bâtiments sur sablières basses sont probables au même endroit.

La troisième phase d’occupation concerne le Bronze moyen. Une seule fosse est concernée par cette phase mais il y a peu de chance qu’elle soit isolée. Tout d’abord, il se peut qu’une partie du matériel mis au jour en 2004, date de cette période (matériel en cours d’étude par J. Vital) et, la fosse, au-delà de la tranchée de diagnostic, semble former un ensemble de fosses polylobées. Ce type de période est peu représenté ce qui en rend sa découverte importante. Il faut noter, là encore, la présence de cervidé en bonne quantité parmi les restes fauniques.

A ce premier ensemble d’occupation, il faut ajouter une occupation datée du tout début du Bronze final. D’autres périodes sont présentes sur le site. On trouve plusieurs fosses datées du Bronze final IIIb et du Hallstatt. Là encore, la présence de fosses peut laisser penser qu’il s’agirait de petites occupations domestiques comme certaines ont déjà été vues dans diverses opérations dans ce secteur.
Ensuite, la période antique est également présente dans cette opération. Le « Chemin des Mulets », route actuelle située à l’ouest du diagnostic prend son origine à la période antique et même à la période gauloise. Le chemin est d’abord en creux avant d’être damé et aménagé avec des fossés latéraux. Il suit un axe parallèle au Rhône. Les fossés de parcellaire antique viennent se caler dessus en angle droit pour ceux qui sont est-ouest et en parallèle pour ceux qui sont nord-sud. Une grande fosse rectangulaire est calée sur un de ces fossés et contenait, en surface, plusieurs vases entiers, en place et alignés. Ils sont datés du IIIe s. et pourraient marquer des limites de parcelle, peut être pour la villa située au nord de l’opération. Deux séries de bornes en calcaire, mal datées, ont été découvertes au centre de l’opération. Le parcellaire gallo-romain perdure jusqu’à aujourd’hui et ces bornes marquent des angles de fossés actuels qui existaient déjà dans l’antiquité.

Enfin, une phase d’occupation plus ancienne se trouve sous les niveaux du Bronze ancien. Son niveau de sol a été régulièrement sondé (vers 1,80 m minimum) et il a livré deux trous de poteaux. Cette occupation a été mise en évidence par l’analyse géomorphologique et date certainement du Néolithique

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