Houdan (Yvelines), Donjon des comtes de Montfort : rapport de diagnostic / sous la direction de Marc Viré ; avec la collaboration de Gabriel Drwila, Caroline Claude, Pascal Raymond
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| Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives | Accès réservé | (RD) 78.HOU.Vir.13 | Not for loan | Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm | INRAP-IDF1-0004734 | |
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Bibliogr. p. 76-77
Le donjon de Houdan est la tour maîtresse, seule subsistance de l'ancien château de Houdan, et relevait, au XIIe siècle de la châtellenie des comtes de Montfort, en leur château de Montfort-l'Amaury. Bien qu'une forte tradition, déjà ancienne, attribue la construction de la tour à Amaury III de Montfort dans le premier tiers du XIIe siècle, aucune source écrite ne confirme cette attribution. La tour, ouvrage de conception savante, prenait place dans une enceinte circulaire avec fossé, détruite au XVIIIe siècle.
Une nécropole, datée entre les VIe et VIIIe siècles a été identifiée et fouillée à deux reprises : en 1952, une première sépulture sous le donjon même, puis en 1978 soixante-huit sépultures dans les deux pentes au pied des flancs nord-ouest et sud-est.
Le diagnostic a porté sur le flanc nord-est de la tour, à côté des accès.
La nécropole a été clairement retrouvée de ce côté. Mais le diagnostic a permis d'établir la succession des événements reliant la nécropole à la tour. Après l'abandon de la nécropole, un premier état d'aménagement est reconnaissable par l'apport d'un épais sédiment crayeux. L'effet d'une phase initiale d'aménagement castral avec creusement du fossé circulaire et cour surélevée a été reconnu. Un sol noir, très induré, riche en céramique de la seconde moitié, voire de la fin du XIIe siècle, couvre cette craie montrant une occupation assez conséquente. Ce sol est couvert d'un nouvel apport crayeux. L'ensemble de ces formations est clairement recoupé par la tranchée de fondation du donjon. La partie haute de la stratigraphie est moderne, prenant place dans un important décaissement du sol du château consécutif à la démolition de son enceinte et au nivellement du fossé à la fin du XVIIIe siècle. Ce décaissement a supprimé les niveaux médiévaux postérieurs au XIIe siècle, mais est sans conséquence pour la datation de la construction du donjon. Il a pu être établi grâce à ce diagnostic que le donjon de Houdan ne peut être antérieur aux années 1150-1170 et a dû être entrepris vers 1180 ou 1190.





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