Le mécanisme de l’actio sepulchri violati en droit romain / Arnaud Paturet
| Current library | Shelving location | Call number | Status | Date due | Barcode |
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| Besançon : ISTA - Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité | Libre accès | Cr-B 8039 | Available |
Notes bibliogr. Bibliogr. p. 217-221
Par sa propension à développer un système solide de protection des choses, le droit romain a engendré la mise en place d’un corps de règles efficaces afin de préserver l’intégrité matérielle des res religiosae et de sanctionner efficacement certains actes jugés impardonnables comme la violation de sépulture. Par l’extension du champ d’action des interdicta et par la création d’un moyen de droit spécifique, l’actio sepulchri violati, était ainsi mis en place un arsenal juridique pour réprimer de manière implacable ceux qui portaient atteinte aux sepulchra et par là même à la religio des morts. L’action de sépulcre violé pouvait être intentée par la personne directement intéressée ou par quiconque aurait constaté le délit. L’examen de ce moyen de droit montre que les Romains avaient construit un système répressif original attestant que le non-respect des tombes portait préjudice à la fois aux particuliers proches des défunts outragés mais aussi et surtout à l’intérêt public. Ce recours doit être considéré comme l’archétype des actiones populares romaines qui pouvaient faire déclencher une procédure sur l’initiative de n’importe quel membre de la communauté. D’un point de vue idéologique, il s’agissait de favoriser la condamnation effective de ceux qui, par leurs actes odieux, préjudiciaient aux valeurs religieuses et collectives de Rome desquelles dépendaient le succès politique, la puissance et l’hégémonie universelle de la cité.





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