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Evolution du site de l'époque grecque à nos jours : Bouches-du-Rhône, Marseille, Esplanade de la Major : rapport de fouilles / sous la direction de Françoise Paone, Philippe Mellinand, Florence Parent ; avec Jean-Louis Charlot, Pascale Chevillot, Catherine Dureuil, ...[et al.] ; avec la collaboration de Jean Collinet, Jérôme Isnard, Denis Michel, ...[et al.]
Rapport de fouille
Publication: Nîmes : Inrap MED, 2012 Description: 3 vol. (551 p.) : ill. en coul., plans, cartes, couv. ill. ; 30 cmLangue: FrançaisPays: France Auteur principal: Paone, Françoise Co-auteur: Mellinand, Philippe, 19..-....; Parent, Florence Autre auteur: Charlot, Jean-Louis, Auteur; Collinet, Jean, Auteur; Isnard, Jérôme, Auteur; Denis, Michel, Auteur, 1931-2007; Dureuil-Bourachau, Catherine, 1974-...., Auteur; Chevillot, Pascale, Auteur Résumé: La fouille de l'Esplanade de la Major livre une lecture de 26 siècles d'occupation d'un quartier majeur de Marseille. Aux vestiges ténus du premier quart du VIe s. av. n. è. succèdent rapidement les prémices d'une urbanisation dès le deuxième quart du VIe s. A partir de cette époque, l'occupation se densifie progressivement, avec la mise en place d'un axe de circulation, et borde à l'ouest des constructions disposées en terrasses, afin d'aménager la topographie et de délimiter des îlots et lots réguliers. Les Ve-IVe s. av. n. è. sont très peu représentés, contrairement à la période hellénistique, pour laquelle le bâti est relativement bien conservé : une première maison, positionnée à l'angle de deux rues, est pourvue de deux ailes organisées autour d'une cour centrale. Une deuxième maison, très incomplète, se situe immédiatement au nord dans le même îlot. Ces constructions sont utilisées, en étant Iégèrement remaniées, jusque sous Auguste. La voie nord-sud semble alors abandonnée et des bâtiments empiètent sur son emprise. Les IIe et IIIe s. n'apparaissent que par le biais de remblais de destruction recouvrant l'occupation augustéenne et d'un caniveau se jetant dans un collecteur. La plupart de ces maçonneries sont spoliées à la fin du IVe s. et un complexe architectural est alors édifié au début du Ve s. Situé proximité de la cathédrale, cet ensemble correspond vraisemblablement à la demeure épiscopale ; il comprend une succession de pièces, dont l'une est dotée d'un sol mosaïqué polychrome. Cette mosaïque est comparable stylistiquement aux pavements attribués à l'ecclesia primitive. L'abandon de ces espaces a lieu entre le VIIIe et le IXe s. Trois siècles s'écoulent avant que les terrains désertés accueillent le cimetière paroissial, qui comprend essentiellement des inhumations en pleine terre et quelques tombes en coffre. Pour la période moderne ne sont conservés que quelques cercueils, mais, surtout, une sépulture multiple creusée lors de la grande peste de 1720. L'emprise du cimetière se restreint progressivement, puisqu'au nord de la cathédrale romane est implantée la chapelle des Pénitents Blancs au début du XVIIe s. et qu'à la fin du XVIIIe s., un nouveau lotissement empiète sur l'espace funéraire. L'établissement du Grand Séminaire au XIXe s., au nord du site, signe une nouvelle réduction du cimetière ; il s'accompagne de la réfection du mur de confortement de la falaise de l'anse de l'Ourse. Enfin, des galeries souterraines bétonnées sont localisées au nord du site, elles correspondent à des abris de la défense passive de la Seconde Guerre Mondiale, comme le confirme une rapide recherche en archives..Note de contenu: Comprend : Vol. 1a: présentation de l'opération et résultats de l'époque grecque à l'époque romaine; Vol.1b : présentation de l'opération et résultats de l'Antiquité tardive à l'époque contemporaine; Vol.2: études spécialisées Item type: Rapport de fouille
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Paris : INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives Accès réservé (RF) 13.MAR.Pao.12 (Browse shelf(Opens below)) Not for loan Vérifier la disponibilité d'une version numérisée sur le catalogue Dolia : http://multimedia.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm INRAP-LGR1-0001467
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Bibliogr. p. 474-489

Comprend : Vol. 1a: présentation de l'opération et résultats de l'époque grecque à l'époque romaine; Vol.1b : présentation de l'opération et résultats de l'Antiquité tardive à l'époque contemporaine; Vol.2: études spécialisées

La fouille de l'Esplanade de la Major livre une lecture de 26 siècles d'occupation d'un quartier majeur de Marseille.
Aux vestiges ténus du premier quart du VIe s. av. n. è. succèdent rapidement les prémices d'une urbanisation dès le deuxième quart du VIe s. A partir de cette époque, l'occupation se densifie progressivement, avec la mise en place d'un axe de circulation, et borde à l'ouest des constructions disposées en terrasses, afin d'aménager la topographie et de délimiter des îlots et lots réguliers.
Les Ve-IVe s. av. n. è. sont très peu représentés, contrairement à la période hellénistique, pour laquelle le bâti est relativement bien conservé : une première maison, positionnée à l'angle de deux rues, est pourvue de deux ailes organisées autour d'une cour centrale. Une deuxième maison, très incomplète, se situe immédiatement au nord dans le même îlot. Ces constructions sont utilisées, en étant Iégèrement remaniées, jusque sous Auguste.
La voie nord-sud semble alors abandonnée et des bâtiments empiètent sur son emprise. Les IIe et IIIe s. n'apparaissent que par le biais de remblais de destruction recouvrant l'occupation augustéenne et d'un caniveau se jetant dans un collecteur.
La plupart de ces maçonneries sont spoliées à la fin du IVe s. et un complexe architectural est alors édifié au début du Ve s. Situé proximité de la cathédrale, cet ensemble correspond vraisemblablement à la demeure épiscopale ; il comprend une succession de pièces, dont l'une est dotée d'un sol mosaïqué polychrome. Cette mosaïque est comparable stylistiquement aux pavements attribués à l'ecclesia primitive. L'abandon de ces espaces a lieu entre le VIIIe et le IXe s.
Trois siècles s'écoulent avant que les terrains désertés accueillent le cimetière paroissial, qui comprend essentiellement des inhumations en pleine terre et quelques tombes en coffre.
Pour la période moderne ne sont conservés que quelques cercueils, mais, surtout, une sépulture multiple creusée lors de la grande peste de 1720. L'emprise du cimetière se restreint progressivement, puisqu'au nord de la cathédrale romane est implantée la chapelle des Pénitents Blancs au début du XVIIe s. et qu'à la fin du XVIIIe s., un nouveau lotissement empiète sur l'espace funéraire. L'établissement du Grand Séminaire au XIXe s., au nord du site, signe une nouvelle réduction du cimetière ; il s'accompagne de la réfection du mur de confortement de la falaise de l'anse de l'Ourse.
Enfin, des galeries souterraines bétonnées sont localisées au nord du site, elles correspondent à des abris de la défense passive de la Seconde Guerre Mondiale, comme le confirme une rapide recherche en archives.

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